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  thèmes   :  ÉCOLE DE NICE (1967)

 
  • Marcel ALOCCO (1937)
  • ARMAN (1928-2005)
  • BEN Vautier (1935)
  • Georges BRECHT (1925-2008)
  • Louis CANE (1943)
  • Max CARTIER (1935)
  • CÉSAR (1921-1998)
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  • Albert CHUBAC (1925)
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  • Robert FILLIOU (1926-1987)
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  • Vivien ISNARD (1946)
  • Yves KLEIN (1928-1962)
  • Serge MACCAFERRI (1947)
  • Robert MALAVAL (1937-1980)
  • Jacques MARTINEZ (1944)
  • Jean MAS (Massa) (1946)
  • Bruno MENDONÇA (1953)
  • Martin MIGUEL (1947)
  • NIVESE
  • Bernard PAGES (1940)
  • Pierre PINONCELLI (1928)
  • Martial RAYSSE (1936)
  • Guy ROTTIER (1922)
  • Patrick SAYTOUR (1935)
  • SERGE III (Oldenbourg) (1927-2000)
  • Sacha SOSNO (1937)
  • Bernard VENET (1941)
  • André VERDET (1913-2004)
  •  
    ÉCOLE DE NICE

    [COLLECTIF].

    ÉCOLE de Nice.


    Paris, Verlhac Editions, 2010.
    ÉCOLE DE NICE

    [COLLECTIF].

    ÉCOLE DE NICE.


    Vence, Alexandre de la Salle, 1997.
    ÉCOLE DE NICE

    [ÉCOLE DE NICE].

    L'ÉCOLE de Nice et ses mouvements.


    Nice, MAMAC, 1989.


    [ÉCOLE DE NICE].

    A propos de Nice.


    Paris, Centre Georges Pompidou, 1977.
    ÉCOLE DE NICE

    [COLLECTIF].

    ÉCOLE de Nice.


    Vence, Alexandre de la Salle, 1977.


    [COLLECTIF].

    CHORUS 7. Terrain vague.


    Paris, Revue Chorus, mars 1971.
     

      Un peu d'histoire...

    L'École de Nice désigne un foisonnement artistique exceptionnel qui a émergé sur la Côte d'Azur à la fin des années 1950 et s'est épanoui durant la décennie suivante. Loin d'être un mouvement homogène doté d'un manifeste rigide, ce groupe informel a réuni des créateurs aux sensibilités variées, tous animés par un désir de rupture avec l'abstraction académique de l'époque. Portés par le climat de liberté de la Riviera et l'énergie d'une scène locale en pleine ébullition, des artistes majeurs comme Yves KLEIN, ARMAN, CÉSAR, Martial RAYSSE, BEN Vautier, ou encore Robert MALAVAL, Claude VIALLAT et Bernar VENET ont redéfini les frontières de l'art contemporain depuis le sud de la France.

    Au cœur de la démarche de l'École de Nice se trouve un rapport direct, souvent subversif, avec la réalité et les objets du quotidien, une impulsion qui s'est concrétisée lors d'expositions collectives fondatrices. Des événements comme l'exposition historique de 1961 à la galerie d'avant-garde d'Apollinaire à Milan, ou la célèbre manifestation « Le Plein » organisée par ARMAN chez Iris Clert, ont marqué les esprits. Liés pour beaucoup à la mouvance internationale du Nouveau Réalisme, ces artistes ont choisi d'intégrer la société de consommation naissante dans leurs œuvres. Qu'il s'agisse des accumulations d'objets d'ARMAN, des compressions de voitures de CÉSAR, des assemblages en plastique flashy de Martial RAYSSE ou des peintures monochromes en bleu IKB d'Yves KLEIN, le groupe s'est approprié le monde urbain pour en faire sa matière première.

    Le collectif s'est également distingué par une réinvention radicale du geste artistique et de la performance, trouvant son point d'orgue lors de festivals et de rétrospectives marquantes. L'exposition « École de Nice » organisée en 1967 par la galerie Alexandre de la Salle à Vence, ou le Premier Festival d'Arts Actuels, ont officialisé cette effervescence sur la scène nationale. Les artistes ne se contentaient plus de la toile traditionnelle ; ils investissaient la rue, organisaient des happenings provocants et utilisaient l'humour comme une arme conceptuelle, à l'image de BEN et de ses célèbres écritures blanches sur fond noir installées dans son magasin-laboratoire de la rue Tonduti de l'Escarène. Cette approche comportementale a transformé la création en un événement vivant, où l'attitude de l'artiste importait autant que l'objet d'art final.

    Aujourd'hui, l'École de Nice est reconnue comme l'un des piliers de l'avant-garde européenne de l'après-guerre, une consécration célébrée lors de grandes expositions commémoratives, notamment au Musée d'Art Moderne et d'Art Contemporain (MAMAC) de Nice. En mêlant l'insolence du Pop Art à la rigueur de l'art conceptuel et aux prémices du mouvement Supports/Surfaces avec VIALLAT, ce carrefour de talents a déplacé le centre de gravité de l'art hors des galeries parisiennes traditionnelles. Leurs travaux, caractérisés par l'audace, le détournement du quotidien et une insatiable liberté visuelle, demeurent les témoins d'une époque où la Côte d'Azur est devenue le laboratoire de toutes les audaces.



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    "L'ÉCOLE de Nice? Ce n'est pas une École? Ni un Mouvement? Pardon doctes gens, parce que quand elle n'est pas une École elle est un Mouvement, et quand elle n'est plus un Mouvement elle redevient ipso facto une École! En fait, on s'en doutait bien sûr, il se pourrait qu'elle fût un peu les deux! Et à ceux qui ne savent pas l'apprécier, les esprits chagrins, ou absentés, elle le leur rend bien :
    "Je suis le Mouvement de l'École de Nice, sa liberté, sa dynamique. On me chasse d'ici, et me revoila ici et lá !"
    Inventive, créative, amusée et amusante, rien n'arrète sa course, pas même les réticences. Osons : il y a quand même ici un petit - un gros ! - quelque chose de plus qu'à St Omer, Glasgow, Bruxelles, ou Turin ! Et peut-être même que dans la capitale de l'arrogance, Paris !
    "

    Alexandre de la Salle - 1997

     

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