|
 |
| |

[COLLECTIF].
ÉCOLE DE NICE.
Vence, Alexandre de la Salle, 1997. |

[Marcel ALOCCO].
Peinture en patchwork.
Royan, Centre d'Arts Plastiques, 1995. |

[Marcel ALOCCO].
Treize Fragments ou la Quarantième.
Nice, Musée, 1993. |

[Marcel ALOCCO].
Peinture en patchwork.
St. Martin d'Hères, Espace Vallès, 1993. |
 |

[Marcel ALOCCO].
Peinture en patchwork.
Nice, Éditions Charles Le Bouil, 1979. |

[COLLECTIF].
Toile libre.
Caen, Office Fougerais, 1976. |

Marcel ALOCCO.
LA (Dé-)TENSION.
Nice, Imprimerie Barma, (1972). |
 |
|
|
|
| |
|
Né à Nice en 1937, Marcel ALOCCO est une figure centrale de l'École de Nice et l'un des acteurs majeurs du mouvement Supports/Surfaces à la fin des années 1960. Intellectuel polyvalent, il mène de front une carrière de peintre, d'écrivain et de poète. Dès ses débuts, il participe à la déconstruction des codes de la peinture traditionnelle en interrogeant la matérialité de l'œuvre et le rôle du support, souvent en dehors de tout châssis.
Son apport le plus singulier à l'art contemporain est la technique du Fragment du Typique, qu'il développe à partir de 1970. ALOCCO utilise des draps de coton usagés sur lesquels il imprime des motifs simples ou des figures iconiques à l'aide de tampons, avant de déchirer le tissu et de le reconstituer par tressage ou couture. Ce processus de destruction et de reconstruction met en évidence la trame même du textile, transformant l'acte de peindre en un travail de manipulation de la fibre.
Dans ses œuvres, la couleur n'est plus appliquée pour représenter, mais pour imprégner la matière. En jouant sur les plis, les coutures et les décalages du tissu réassemblé, il crée un rythme visuel qui souligne la structure de l'objet-tableau. Son travail explore la mémoire du matériau et le lien entre l'art "savant" et les techniques artisanales ou domestiques, comme le tricot ou la couture, qu'il réhabilite dans le champ de la création plastique.
Toujours actif à Nice, Marcel ALOCCO a vu son œuvre intégrer les collections nationales, notamment celles du Centre Pompidou et du MAMAC. Son parcours témoigne d'une quête incessante sur les fondements du langage visuel et scriptural. Au-delà de ses recherches formelles, il reste un théoricien influent et un passeur de mémoire pour l'avant-garde niçoise, prouvant que la peinture peut se réinventer en scrutant ses propres composants.