Né à Cahors en 1940, Bernard PAGÈS s’impose comme l’un des sculpteurs majeurs de la scène contemporaine française et l’un des membres fondateurs du mouvement SUPPORTS/SURFACES. Après avoir fréquenté l’Atelier d’Art Sacré à Paris à la fin des années 1950, il s’installe dans l’arrière-pays niçois au milieu des années 1960. C’est en 1967, bouleversé par l’émulation des Nouveaux Réalistes, qu’il choisit d’abandonner définitivement la peinture et la sculpture traditionnelle pour se tourner vers des matériaux bruts, rudimentaires ou industriels (bois, plâtre, pierre, terre). Cette même année marque la genèse du groupe SUPPORTS/SURFACES, qu'il contribue à lancer avant de s’en éloigner au début des années 1970 pour explorer de nouvelles voies solitaires.
Tout au long de son parcours, l’artiste développe une démarche rigoureuse axée sur l’assemblage, la répétition et l’inventaire des formes (comme ses séries de « Piquets », de « Fils de fer » ou d’« Empreintes »). Après une période de retrait des grands circuits d'exposition, il signe sa première véritable exposition personnelle d’envergure à Paris en 1975 à la galerie Eric Fabre, tout en participant à la 9e Biennale de Paris. Sa reconnaissance institutionnelle s'amplifie considérablement à la fin des années 1970 et au début des années 1980 à travers des interventions paysagères d’envergure et des expositions fondatrices, dont la grande rétrospective que lui consacre le Centre Georges Pompidou à Paris en 1983.
Les décennies suivantes voient son travail s'ouvrir à la monumentalité et à l'exploration d'équilibres instables, avec la création de pièces célèbres en déséquilibre apparent ou obliques au cours des années 1990 (telles que « Le Grand Dévers » en 1993). Son œuvre fait l'objet de multiples expositions monographiques à travers la France et à l'étranger, comme l’illustre la double exposition conjointe organisée en 1995 au Musée Henri-Martin de Cahors et au Musée Matisse de Nice. D'autres institutions prestigieuses célèbrent la constance de son propos artistique, à l'instar du Château de Villeneuve à Vence qui lui consacre une importante rétrospective en 2002 (« Œuvres 1966-2002 »).
Aujourd'hui, l'œuvre de Bernard PAGÈS continue d'être saluée pour sa liberté formelle et son dialogue permanent avec la matière. Des institutions de premier plan continuent de revisiter son trajectoire historique à travers des projets récents d'envergure, à l'image de son exposition « Dispersion » au Domaine de Kerguéhennec en 2017, ou plus récemment de l’exposition « Colonnes 1966-2025 » présentée à la galerie Ceysson & Bénétière à Paris en 2025. Ces manifestations témoignent de la vitalité de ses recherches plastiques, ancrées entre rigueur constructive et tension poétique.
Né à Cahors en 1940, Bernard PAGÈS s’impose comme l’un des sculpteurs majeurs de la scène contemporaine française et l’un des membres fondateurs du mouvement SUPPORTS/SURFACES. Après avoir fréquenté l’Atelier d’Art Sacré à Paris à la fin des années 1950, il s’installe dans l’arrière-pays niçois au milieu des années 1960. C’est en 1967, bouleversé par l’émulation des Nouveaux Réalistes, qu’il choisit d’abandonner définitivement la peinture et la sculpture traditionnelle pour se tourner vers des matériaux bruts, rudimentaires ou industriels (bois, plâtre, pierre, terre). Cette même année marque la genèse du groupe SUPPORTS/SURFACES, qu'il contribue à lancer avant de s’en éloigner au début des années 1970 pour explorer de nouvelles voies solitaires.
Tout au long de son parcours, l’artiste développe une démarche rigoureuse axée sur l’assemblage, la répétition et l’inventaire des formes (comme ses séries de « Piquets », de « Fils de fer » ou d’« Empreintes »). Après une période de retrait des grands circuits d'exposition, il signe sa première véritable exposition personnelle d’envergure à Paris en 1975 à la galerie Eric Fabre, tout en participant à la 9e Biennale de Paris. Sa reconnaissance institutionnelle s'amplifie considérablement à la fin des années 1970 et au début des années 1980 à travers des interventions paysagères d’envergure et des expositions fondatrices, dont la grande rétrospective que lui consacre le Centre Georges Pompidou à Paris en 1983.
Les décennies suivantes voient son travail s'ouvrir à la monumentalité et à l'exploration d'équilibres instables, avec la création de pièces célèbres en déséquilibre apparent ou obliques au cours des années 1990 (telles que « Le Grand Dévers » en 1993). Son œuvre fait l'objet de multiples expositions monographiques à travers la France et à l'étranger, comme l’illustre la double exposition conjointe organisée en 1995 au Musée Henri-Martin de Cahors et au Musée Matisse de Nice. D'autres institutions prestigieuses célèbrent la constance de son propos artistique, à l'instar du Château de Villeneuve à Vence qui lui consacre une importante rétrospective en 2002 (« Œuvres 1966-2002 »).
Aujourd'hui, l'œuvre de Bernard PAGÈS continue d'être saluée pour sa liberté formelle et son dialogue permanent avec la matière. Des institutions de premier plan continuent de revisiter son trajectoire historique à travers des projets récents d'envergure, à l'image de son exposition « Dispersion » au Domaine de Kerguéhennec en 2017, ou plus récemment de l’exposition « Colonnes 1966-2025 » présentée à la galerie Ceysson & Bénétière à Paris en 2025. Ces manifestations témoignent de la vitalité de ses recherches plastiques, ancrées entre rigueur constructive et tension poétique.