artiste / artist : ZAO Wou-Ki (Chine, Pekin 1920 - Suisse, Nyon 2013)
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[ZAO Wou-Ki].
L'espace est silence.
Paris, Musé d'Art Moderne, 2018. |

[ZAO Wou-Ki].
The sublime WOU-KI ZAO.
Hong Kong, Sotheby's, 2016. |

[ZAO Wou-Ki].
ZAO Wou-Ki 1920-2013.
Martigny, Fondation Gianadda, 2015 |

[ZAO Wou-Ki].
Paintings : 1950's - 1960's.
Hong Kong, de Sarthe Fine Art, 2011. |
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[ZAO Wou-Ki].
Peintures et encres de Chine.
Paris, Editions Hazan, 2005. |

[ZAO Wou-Ki].
Paysages intérieurs.
Fécamp, Palais Bénédictine, 2005. |

[ZAO Wou-Ki].
Parcours - Oeuvres de 1950 à 2000.
Paris, Galerie Vanuxem, 2003. |

[ZAO Wou-Ki].
ZAO Wou-Ki.
Helsinki Art Hall, 2003. |
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[ZAO Wou-Ki].
ZAO Wou-Ki.
Paris, Galerie du Jeu de Paume, 2003. |

[Henri Michaux - ZAO WOU-KI].
Signe(s).
Paris, Galerie Kamel Mennour, 2002. |

[ZAO Wou-Ki].
Peintures 1996-2000.
Paris, Galerie Thessa Herold, 2000. |

[ZAO Wou-Ki].
Encres récentes.
Paris, Galerie Marwan Hoss, 2000. |
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[ZAO Wou-Ki].
Peintures et encres de chine.
Paris, Galerie Thessa Herold, 1998. |

[ZAO Wou-Ki].
Peintures. Gravures. Encres...
Angers, Musé des Beaux-Arts, 1998. |

[ZAO Wou-Ki].
60 ans de peintures (1935-1998).
Paris / Shangaï, AFAA, 1998. |

[ZAO Wou-Ki].
ZAO Wou-Ki.
Paris, Edition de la Différence, 1998. |
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[ZAO Wou-Ki].
Peintures récentes.
Paris, Galerie Thessa Herold, 1997. |

[ZAO Wou-Ki].
Peintures récentes.
Nice, Galerie Sapone, 1993. |

[COLLECTIF].
Cimaise N°216.
Paris, Cimaise, 1992. |

[ZAO Wou-Ki].
Peintures.
Paris, Artcurial, 1992. |
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[ZAO Wou-Ki].
L'encre, l'eau, l'air.
Paris, Marwan Hoss, 1990. |

[ZAO Wou-Ki].
ZAO Wou-Ki 1955-1988.
Paris, Artcurial, 1988. |

[ZAO Wou-Ki].
ZAO Wou-Ki.
Genève, Galerie Jan Krugier, 1988. |

[ZAO Wou-Ki].
ZAO Wou-Ki.
Paris, Editions Cercle d'Art, 1986. |
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[ZAO Wou-Ki].
ZAO Wou-Ki, 1984.
Paris, Galerie de France, 1984. |

[COLLECTIF, ZAO Wou-Ki].
Maitres graveurs contemporains.
Paris, Berggruen, 1982. |

[ZAO Wou-Ki].
Peintures, encres de Chine.
Paris, Ministère de la Culture, 1981. |

[ZAO Wou-Ki].
Peintures récentes.
New York, Pierre Matisse Gallery, 1980. |
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[ZAO Wou-Ki].
Encres.
Paris, Cercle d'Art, 1980. |

[ZAO Wou-Ki].
ZAO Wou-Ki 1971-1975.
Paris, Galerie de France, 1975. |

[ZAO Wou-Ki].
ZAO Wou-Ki.
Paris, Galerie de France, 1963. |

[ZAO Wou-Ki].
ZAO Wou-Ki.
Paris, Cimaise, 1962. |
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[ZAO Wou-Ki].
ZAO Wou-Ki.
Paris, Galerie de France, 1960. |
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Né en 1920 à Pékin dans une famille d’intellectuels, ZAO Wou-Ki s’initie très tôt à la calligraphie avant d’étudier la peinture chinoise et occidentale à l’École des Beaux-Arts de Hangzhou. En 1948, il s'installe à Paris et s'immerge dans l'effervescence de Montparnasse, où il se lie d'amitié avec Alberto GIACOMETTI et Sam FRANCIS. Ses premières années françaises sont marquées par une influence de Paul KLEE, mais il s'en détache rapidement pour chercher une voie singulière, au confluent de l'héritage pictural de l'Orient et de l'abstraction lyrique occidentale.
Le milieu des années 1950 marque un tournant décisif vers l'abstraction totale. À partir de 1954, les titres de ses œuvres disparaissent au profit de dates, laissant la place à une peinture de l'énergie et du souffle. Il rejoint la prestigieuse Galerie de France en 1958, devenant l'un des artistes les plus en vue de l'École de Paris. Son style évolue vers de grands formats où les contrastes chromatiques et les jeux de transparence évoquent des paysages intérieurs, des genèses ou des tempêtes cosmiques, réconciliant la profondeur spatiale chinoise avec la matière de la peinture à l'huile.
La carrière de ZAO Wou-Ki est ponctuée de succès institutionnels mondiaux. On retient sa première grande rétrospective itinérante en 1968, qui voyage de Lucerne à Essen, ainsi que son exposition majeure aux Galeries nationales du Grand Palais en 1981, une consécration rare pour un artiste de son vivant. En 1985, il retourne en Chine pour enseigner à son ancienne école de Hangzhou, transmettant sa vision moderne à une nouvelle génération d'artistes chinois. Sa maîtrise s'étend également à l'encre de Chine, qu'il réinvente dans les années 1970 sous l'impulsion de son ami Henri MICHAUX.
Élu à l'Académie des Beaux-Arts en 2002, il continue de créer des œuvres monumentales, comme les hommages à ses amis disparus ou des triptyques aux dimensions impressionnantes. Des expositions de référence, telles que celle du Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris en 2003 ou la présentation de ses encres au Musée d'Art et d'Histoire de Genève en 2006, ont souligné l'universalité de son œuvre. À sa disparition en 2013, il laisse derrière lui un héritage immense, celui d'un artiste ayant réussi la fusion parfaite entre le vide méditatif de l'Asie et la force expressive de l'Occident.