artiste : Henri MICHAUX (Belgique, Namur 1899 - France, Paris 1984)
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[Henri MICHAUX]
Peintures
Paris, Galerie Patrice Trigano, 2011. |

[Henri MICHAUX]
Les années de synthèse 1965-1984
Paris, Galerie Thessa Herold, 2002. |

[Henri Michaux | ZAO WOU-KI]
Signe(s)
Paris, Galerie Mennour, 2002. |

[Henri MICHAUX]
Le regard des autres
Paris, Thessa Herold, 1999. |
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[COLLECTIF]
Henri MICHAUX | Aurelie NEMOURS
Paris, Centre d'Art de Tanlay, 1995. |

[Henri MICHAUX]
Henri MICHAUX peintures
Paris, Gallimard, 1993. |

[Henri MICHAUX]
Oeuvres choisies 1927/1984
Marseille, RMN, 1993. |

[Henri MICHAUX]
Les livres illustrés
Paris, La Hune Libraire éditeur, 1993. |
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[Henri MICHAUX]
Encres et gouaches
Nantes, École des Beaux-Arts, 1993. |

[Henri MICHAUX]
Repères N°66
Paris, Galerie Lelong, 1990. |

[Henri MICHAUX]
Repères N°52
Paris, Galerie Lelong, 1988. |

[Henri MICHAUX]
MICHAUX
Paris, Galerie Di Meo, 1987. |
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[Henri MICHAUX]
Henri MICHAUX 1899-1984
Paris, Baudoin Lebon, 1985. |

[Henri MICHAUX]
50 lithographies originales
Paris, Le Point Cardinal, 1984. |

[Henri MICHAUX]
Henri MICHAUX
Paris, Centre Pompidou, 1978. |

[Henri MICHAUX]
Oeuvres nouvelles
Paris, Le Point Cardinal, 1974. |
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[Henri MICHAUX]
Oeuvres récentes
Paris, Le Point Cardinal, 1971. |

[COLLECTIF]
MICHAUX, VISEUX, PONS
Paris, Le Point Cardinal, 1968. |

[Henri MICHAUX]
Henri MICHAUX
Paris, MNAM, 1965. |

[Henri MICHAUX]
Oeuvres récentes 1959-1962
Paris, Galerie Daniel Cordier, 1962. |
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[Henri MICHAUX]
Henri MICHAUX
Paris, Le Musée de Poche, 1961. |
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Poète et peintre d'origine belge, naturalisé français, Henri MICHAUX naît à Namur en 1899. Son parcours artistique est indissociable de sa quête intérieure et de son refus des conventions littéraires et plastiques. Après avoir abandonné ses études de médecine pour s'engager comme matelot, il découvre l'œuvre de Paul KLEE et de Max ERNST dans les années 1920, ce qui déclenche son envie de dessiner. Dès 1937, il expose pour la première fois à la Galerie Pierre à Paris, révélant un univers peuplé de figures fantomatiques et de signes mystérieux qui semblent émerger des profondeurs de l'inconscient.
Le travail de MICHAUX se caractérise par une exploration constante du mouvement et de l'éphémère, utilisant souvent l'encre de Chine, l'aquarelle ou la gouache sur papier. Sa pratique artistique prend un tournant radical au milieu des années 1950 lorsqu'il commence ses expériences avec la mescaline afin d'explorer les limites de la perception. Cette période donne naissance aux célèbres « Dessins mescaliniens », présentés notamment lors d'une exposition marquante à la Galerie René Drouin en 1956. Ces œuvres se distinguent par une saturation de signes vibrants et une répétition frénétique, traduisant visuellement les flux de conscience et les visions fragmentées.
Au fil des décennies, MICHAUX s'affirme comme une figure majeure et singulière, fuyant les honneurs et les mouvements constitués. En 1964, il refuse le Grand Prix national des Lettres, illustrant son désir farouche d'indépendance. Son œuvre plastique gagne en reconnaissance internationale avec une Rétrospective majeure au Musée National d'Art Moderne de Paris en 1965, suivie par une présence remarquée à la Biennale de Venise. Ses peintures et dessins, souvent comparés à une écriture de l'invisible, oscillent entre l'abstraction et une figuration de l'étrange, capturant ce qu'il appelle « l'espace du dedans ».
Jusqu'à sa mort à Paris en 1984, il continue de produire une œuvre abondante, marquée par une économie de moyens et une intensité spirituelle. Une importante Rétrospective lui est consacrée au Musée Guggenheim de New York en 1978, confirmant son influence sur les deux rives de l'Atlantique. Son héritage artistique réside dans cette capacité unique à faire fusionner le verbe et le trait, laissant derrière lui une trace indélébile de son passage dans les « lointains intérieurs ». Il demeure aujourd'hui l'un des rares créateurs ayant atteint une maîtrise et une reconnaissance égales dans les domaines de la littérature et des arts visuels.