artiste / artist : Max ERNST (Allemagne, Brühl 1891 - France, Paris 1976)
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[ERNST Max].
MAX ERNST.
Paris, Galerie Malingue, 2003. |

[COLLECTIF].
Artstudio N°23.
Paris, Artstudio, 1991. |

[Max ERNST].
Max ERNST
Paris, Maeght, 1983. |

[Max ERNST].
Lithographies 1966-1976.
Paris, Centre Pompidou, 1977. |
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[Max ERNST].
Max ERNST.
Paris, Grand Palais, 1975. |

[Max ERNST].
Max ERNST.
Paris, CNAC, 1971. |

[Max ERNST].
Max ERNST.
Paris, Galerie Alexandre Iolas, 1971. |

[COLLECTIF].
XXème Siècle - N°28.
Paris, XXème Siècle, 1967. |
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[Max ERNST].
Oeuvre Sculpté 1913-1961.
Paris, Le Point Cardinal, 1961. |

[COLLECTIF].
Quadrum N°5.
Bruxelles, A.D.A.C., 1958. |

[Max ERNST].
Oeuvres 1925-1955.
Paris, Mouradian Vallotton Loeb, 1956. |
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Né en 1891 à Brühl, en Allemagne, Max ERNST est l'un des piliers majeurs du dadaïsme et du surréalisme, dont l'œuvre a radicalement redéfini les méthodes de création au XXe siècle. Après des études de philosophie et de psychologie, il se tourne vers l'art sans formation académique rigoureuse, porté par un esprit de révolte né de son expérience traumatisante durant la Première Guerre mondiale. En 1919, il fonde le groupe DADA à Cologne, avant de rejoindre Paris en 1922 à l'invitation d'André Breton, où il devient l'un des architectes de l'esthétique surréaliste.
L'apport de Max ERNST réside avant tout dans son inventivité technique constante, cherchant à court-circuiter la conscience pour laisser libre cours à l'inconscient. Il perfectionne le collage, mais invente également le frottage (capturer l'empreinte de textures boisées ou de feuilles), le grattage et la décalcomanie. Ces procédés lui permettent de faire émerger des paysages hallucinatoires et des créatures hybrides, comme son double ailé Loplop, explorant ainsi les frontières entre le rêve, la nature et le fantastique.
Son rayonnement international se concrétise par des étapes majeures dans les institutions mondiales. Après avoir fui l'Europe pour les États-Unis durant la Seconde Guerre mondiale, il connaît une consécration retentissante en 1954 en remportant le Grand Prix de peinture à la Biennale de Venise. Ce succès, bien que lui valant l'exclusion du groupe surréaliste pour "succès commercial", marque le début d'une série de grandes expositions, notamment sa première rétrospective d'envergure au Musée Solomon R. Guggenheim de New York en 1955.
Le retour de l'artiste en France dans les années 1950 consolide son statut de maître moderne, avec des hommages nationaux d'importance. En 1959, le Musée national d'art moderne à Paris lui consacre une rétrospective majeure, suivie en 1975, peu avant sa mort, d'une exposition historique au Grand Palais. Aujourd'hui, son héritage est préservé à travers le monde, notamment au Max Ernst Museum de Brühl ouvert en 2005, témoignant de l'influence persistante de ses "visions" sur l'art contemporain.