Roger-Edgar GILLET | Librairie tobeArt
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  artiste / artist   :   Roger-Edgar GILLET   (France, Paris 1924 - Saint-Suliac 2004)   -   Site officiel   -   École de Paris

 


[Roger-Edgar GILLET].

Roger-Edgar GILLET.


Galerie Le Clos des Cimaises, 2015.


[Roger-Edgar GILLET].

Figures voilées 1951-1966.


Paris, Galerie Guigon, 2002.


[Roger-Edgar GILLET].

GILLET.


Paris, Galerie Ariel, 1992.


[Roger-Edgar GILLET].

La marche des oubliés.


Paris, Galerie Ariel, 1989.


[Roger-Edgar GILLET].

R.E. GILLET.


Paris, CNAC, 1987.


[Roger-Edgar GILLET].

Les mutants.


Paris, Galerie Ariel, 1986.


[Roger-Edgar GILLET].

Ariel N°50 - Peintures.


Paris, Galerie Ariel, 1979.


[Roger-Edgar GILLET].

Ariel N°40 - Croquis.


Paris, Galerie Ariel, 1976.

  Note biographique

Roger-Edgar GILLET, né en 1924 à Paris et décédé en 2004 à Saint-Suliac, est un représentant majeur de la seconde École de Paris, oscillant entre l’abstraction lyrique et une figuration expressive. Diplômé de l'École Boulle puis de l’École nationale supérieure des arts décoratifs, il débute sa carrière dans l'immédiat après-guerre. Dès 1952, il rejoint le groupe des « Informels » soutenu par le critique Michel Tapié, participant à l'exposition fondatrice « Un art autre ». À cette époque, son travail se caractérise par une gestualité dense et une recherche sur la matière qui le place aux côtés de figures comme Georges MATHIEU ou Jean-Paul RIOPELLE.

Sa trajectoire prend un tournant décisif au début des années 1960 lorsqu'il s'éloigne de l'abstraction pure pour réintroduire la figure humaine, souvent déformée et imprégnée d'une certaine théâtralité. En 1961, il reçoit le Prix Combat, et en 1963, il participe à l'exposition « Mythologies quotidiennes » au Musée d'Art moderne de la Ville de Paris, un événement clé qui marque le renouveau de la figuration en France. Ses toiles de cette période, peuplées de juges, de cardinaux ou de foules anonymes, explorent une humanité grotesque et tragique, servie par une palette de tons sourds, de terres et de gris.

La reconnaissance de GILLET se confirme par une série d'expositions institutionnelles d'envergure nationale et internationale. En 1971, une importante rétrospective lui est consacrée au Centre National d'Art Contemporain (CNAC) à Paris, suivie d'une présentation de ses œuvres au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles. Tout au long des années 1980 et 1990, il approfondit ses thématiques de prédilection, notamment les paysages et les natures mortes, qu'il traite avec une pâte généreuse et une lumière crépusculaire. En 1987, le Musée de l’Abbaye Sainte-Croix des Sables-d'Olonne organise une exposition majeure qui souligne la cohérence de son parcours singulier.

Dans les dernières années de sa vie, son œuvre gagne encore en puissance expressive, se dépouillant de l'anecdote pour atteindre une forme d'universalité tourmentée. Plusieurs hommages posthumes ont permis de redécouvrir l'ampleur de son héritage, comme l'exposition rétrospective organisée par le Musée Estrine à Saint-Rémy-de-Provence en 2017. Peintre de la « présence », Roger-Edgar GILLET laisse derrière lui une production où la matière picturale semble habitée par une force vitale, témoignant d'une lutte incessante pour saisir l'essence de la figure et la vérité de la peinture au-delà des modes passagères.

 
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