artiste : Georges MATHIEU (France, Boulogne/Mer 1921 - Boulogne-Billancourt 2012) - ABSTRACTION LYRIQUE - Site officiel
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[Georges MATHIEU].
Les années 1960-1970
Paris, Galerie Templon, 2018. |

[Georges MATHIEU].
MATHIEU á Versaille
Paris, RMN, 2006. |

[Georges MATHIEU].
MATHIEU 50 ans de création
Paris, Editions Hervas, 2003. |

[Georges MATHIEU].
Georges MATHIEU
Paris, Galerie Jeu de Paume, 2003. |
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[Georges MATHIEU].
Oeuvres monumentales...
Chateauroux, 1990. |

[Georges MATHIEU].
"Très cher ami, ..."
Paris, Lettre signée, (1982). |

[Georges MATHIEU].
MATHIEU á la Monnaie
Paris, Musée de la Monnaie, 1971. |

[MATHIEU - SAURA - TAPIES].
Dix tableaux choisis
Paris, Galerie Stadler, 1971. |
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[Georges MATHIEU].
MATHIEU
Paris, Manufacture des Gobelins, 1969. |

[Georges MATHIEU].
MATHIEU
Paris, Galerie Charpentier, 1965. |

[Georges MATHIEU].
Georges MATHIEU
Düsseldorf, Galerie Schmela, 1965. |

[Georges MATHIEU].
Improvisation de Georges MATHIEU
Paris, Galerie Jacques Dubourg, (1961). |
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[COLLECTIF].
Cimaise N°52
Paris, Cimaise, 1961. |

[Georges MATHIEU].
Gouachen
Düsseldorf, Galerie Schmela, 1961. |

[Georges MATHIEU].
Paintings & Gouaches
London, New London Gallery, 1960. |

[Georges MATHIEU].
Nouvelles oeuvres de MATHIEU
Paris, GIAC, 1960. |
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Georges MATHIEU.
De l'Abstrait au Possible
Zurich, Cercle d'Art Contemporain, 1959. |

[Georges MATHIEU].
Georges MATHIEU
Lyon, Galerie Grange, 1958. |

[COLLECTIF].
Structure en devenir
Paris, Galerie Stadler, 1956. |

[COLLECTIF].
White and Black
Paris, Galerie des Deux-Iles, 1948. |
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[COLLECTIF].
HWPSMTB.
Paris, Galerie Colette Allendy, 1948. |
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Considéré comme le père de l’abstraction lyrique et le pionnier du « speed painting », Georges MATHIEU naît en 1921 à Boulogne-sur-Mer. Après des études de droit et de philosophie, il commence à peindre en 1942, rompant rapidement avec la tradition géométrique pour privilégier l'émotion pure et le geste instinctif. Dès 1947, il s'installe à Paris et organise des expositions visant à promouvoir une abstraction libérée des contraintes formelles, s'opposant ainsi à l'école de Paris de l'époque. Sa rencontre avec le critique d'art André Malraux et son rôle de responsable des relations publiques pour la compagnie United States Lines l’aident à propulser son influence à l'échelle internationale.
Le parcours de MATHIEU est marqué par une spectacularisation de l'acte créatif, transformant la peinture en une véritable performance publique. En 1956, devant un public au théâtre Sarah-Bernhardt, il réalise en un temps record une toile monumentale, affirmant ainsi sa théorie de la vitesse et de l'improvisation. Il expose dès 1950 à la Galerie René Drouin et entame une série de voyages à travers le monde, notamment au Japon en 1957, où son travail influence durablement le groupe Gutai. Ses œuvres de cette période se caractérisent par des calligraphies nerveuses, projetées directement du tube sur la toile, créant un langage visuel d'une énergie inédite.
Au-delà de la toile, Georges MATHIEU s'engage dès les années 1960 dans une volonté de réformer le cadre de vie quotidien par l'art, prônant une « esthétique industrielle ». Il délaisse parfois les pinceaux pour le design, créant de nombreux objets utilitaires, des médailles, des tapisseries pour les Gobelins et même des affiches pour Air France. En 1963, une grande rétrospective lui est consacrée au Musée d'Art moderne de la Ville de Paris, confirmant son statut de figure majeure. Son œuvre la plus célèbre auprès du grand public reste toutefois la création de la pièce de dix francs en 1974, ainsi que le logotype de la chaîne de télévision Antenne 2 en 1975.
Élu à l'Académie des Beaux-Arts en 1975, il poursuit sa réflexion théorique sur le rôle de l'artiste dans la cité, multipliant les conférences et les écrits. Malgré une certaine remise en question de l'abstraction lyrique par les courants plus conceptuels des années 1980, MATHIEU reste fidèle à sa quête de transcendance et de splendeur. En 2002, une importante exposition rétrospective est organisée à la Galerie nationale du Jeu de Paume, célébrant l'ensemble de sa carrière. Il s'éteint en 2012 à Boulogne-Billancourt, laissant derrière lui l'image d'un artiste dandy et visionnaire qui a su marier la fulgurance du geste à une ambition intellectuelle globale.