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[Jean-Paul RIOPELLE].
L'oeuvre ultime.
Paris, Galerie Patrice Trigano, 2006. |

[Jean-Paul RIOPELLE].
Les années soixante.
Paris, Didier Imbert, 1994. |

[RIOPELLE - SZAFRAN].
Jean-Paul RIOPELLE
- Sam SZAFRAN.
Paris, Chateau de Tanlay, 1989. |

[Jean-Paul RIOPELLE].
Les oies sauvages.
New York, Pierre Matisse, 1985. |
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[Jean-Paul RIOPELLE].
Repères N°9.
Paris, Galerie Lelong, 1983. |

[Jean-Paul RIOPELLE].
Paintings from 1974 ....
New York, Pierre Matisse, 1975. |

[Jean-Paul RIOPELLE].
Paintings from 1970-1973 ...
New York, Pierre Matisse, 1974. |

[Jean-Paul RIOPELLE].
Ficelles et autres jeux.
Paris, Musé d'Art Moderne, 1972. |
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[Jean-Paul RIOPELLE].
Derrière le miroir N°185.
Paris, Maeght, 1970. |

[Jean-Paul RIOPELLE].
Paintings. Pastels. Assemblages.
New York, Pierre Matisse, 1969. |

[Jean-Paul RIOPELLE].
Derrière le miroir N°171.
Paris, Maeght, 1968. |

[Jean-Paul RIOPELLE].
Eté 1967.
Paris, Musé du Québec, 1967. |
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[COLLECTIF].
Cimaise N°82.
Paris, Cimaise, 1967. |

[Jean-Paul RIOPELLE].
Sculpture. Paintings. Aquarelle.
New York, Pierre Matisse, 1965. |

[Jean-Paul RIOPELLE].
Sculpture, paintings.
New York, Pierre Matisse, 1963. |

[COLLECTIF].
Cimaise N°66.
Paris, Cimaise, 1963. |
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[COLLECTIF].
La giovane pittura canadese.
Milano, Gallerie Levi, 1962. |

[COLLECTIF].
Expressions et Structures.
Paris, Galerie Stadler, 1956. |

[COLLECTIF].
DUBUFFET, RIOPELLE ...
New York, Pierre Matisse, 1955. |
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Né en 1923 à Montréal, Jean-Paul RIOPELLE s'impose comme la figure de proue de la modernité canadienne avant de conquérir la scène internationale. Après des études d'architecture et de design, il rejoint le mouvement des Automatistes sous l'influence de Paul-Émile BORDUAS et devient l'un des signataires du manifeste radical "Refus global" en 1948. Ce texte conteste les valeurs conservatrices du Québec et prône une liberté créatrice totale. Peu après, il s'installe définitivement à Paris, où il se lie d'amitié avec les surréalistes et s'intègre à l'École de Paris, devenant l'un des pionniers de l'abstraction lyrique.
Dans les années 1950, RIOPELLE développe son style le plus célèbre, caractérisé par la technique du "mosaicisme". À l'aide d'un couteau à palette, il applique de larges empâtements de peinture directement sortis du tube, créant des surfaces facettées qui captent la lumière comme des pierres précieuses. Cette période de maturité est consacrée par sa participation à la Biennale de Venise en 1954, puis par une exposition majeure à la galerie Pierre Matisse à New York. Ses toiles monumentales de l'époque, véritables paysages abstraits, témoignent d'une énergie sauvage et d'une maîtrise exceptionnelle du chaos organisé.
Sa vie personnelle et artistique est marquée par sa relation passionnée de vingt ans avec la peintre américaine Joan MITCHELL, une période durant laquelle leurs styles respectifs s'influencent mutuellement dans une émulation constante. En 1962, il reçoit le Prix de l'UNESCO à la Biennale de Venise, confirmant son rang de géant de l'art mondial. Progressivement, son œuvre réintègre des éléments figuratifs et naturels, comme Les oies blanches ou Les paysages nordiques, culminant avec sa rétrospective d'envergure au Centre Pompidou en 1981, qui voyage ensuite au Musée des beaux-arts du Canada.
Vers la fin de sa vie, RIOPELLE revient s'installer au Québec, où il réalise son œuvre testamentaire, l'imposante fresque "L'Hommage à Rosa Luxembourg", composée de trente tableaux utilisant la peinture à la bombe aérosol. Cette œuvre, présentée au Musée Jean-Paul Riopelle de Québec, est une célébration de la liberté et un hommage à sa compagne disparue. Décédé en 2002, l'artiste laisse derrière lui un héritage colossal. En 2006, le Musée des beaux-arts de Montréal lui a rendu un hommage national, consolidant sa place de pont culturel indéfectible entre l'Amérique du Nord et l'Europe.