thèmes : COBRA (COpenhague BRuxelles Amsterdam) 1948 - 1951.
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Pierre ALECHINSKY (Belgique, Bruxelles 1927)
Else ALFELT (Danemark, Copenhague 1910 - 1974)
Karel APPEL (Pays-Bas, Amsterdam 1921 - Zurich 2006)
Jean-Michel ATLAN (Algérie, Constantine 1913 - Paris 1960)
Ejler BILLE (Danemark, Odder 1910 - Ørby 2004)
Eugène BRANDS (Pays-Bas, Amsterdam 1913 - Amsterdam 2002)
Hugo CLAUS (Belgique, Bruges 1929 - Anvers 2008)
CONSTANT (Pays-Bas, Amsterdam 1920 - Utrecht 2005)
CORNEILLE (Belgique, Liège 1922 - Auvers-sur-Oise 2010)
Christian DOTREMONT (Belgique, Tervuren 1922 - Buizingen 1979)
Jacques DOUCET (France, Boulogne-Billancourt 1924 - Paris 1994)
Sonja FERLOV MANCOBA (Danemark, 1911 - France 1984)
Henry HEERUP (Danemark, Copenhague 1907-1993)
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Egill JACOBSEN (Danemark, Copenhague 1910 - Copenhague 1998)
Asger JORN (Danemark, Vejrum 1914 - Aarhus 1973)
LUCEBERT (Pays-Bas, Amsterdam 1924 - Alkmaar 1994)
Ernest MANCOBA (Afrique du Sud, Johannesburg 1904 - Paris 2002)
Joseph NOIRET (Belgique, Bruxelles 1927 - Bruxelles 2012)
Carl-Henning PEDERSEN (Danemark, Copenhague 1913- 2007)
Jean RAINE (Jean GEENEN) (Belgique, 1927 - France 1986)
REINHOUD (d'HAESE) (Belgique, 1928 - France 2007)
Anton ROOSKENS (Pays-Bas, Griendtsveen 1906 - Amsterdam 1976)
Shinkichi TAJIRI (États-Unis, 1923 - Pays-Bas, 2009)
Raoul UBAC (Belgique, Malmedy 1910 - Dieudonné 1985)
Serge VANDERCAM (Danemark, 1924 - Belgique, 2005)
Theo WOLVECAMP (Pays-Bas, Hengelo 1925 - Amsterdam 1992)
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[COBRA].
COBRA.
Copenhague, Bruun Rasmussen, 2016. |

[COLLECTIF].
COBRA et Cie.
La Louvière, Centre de la Gravure, 2004. |

[COBRA].
COBRA - Singulier pluriel.
Belgique, La Renaissance du Livre, 1998. |

[COBRA].
COBRA.
Paris, Nouvelle Édition Française, 1994. |
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[COBRA].
COBRA revisité. Liège 93.
Liège, Musée d'Art Moderne, 1993. |

[COBRA].
COBRA.
Copenhague, Kunsthallen, 1991. |

[COBRA].
Le règne imaginal.
Barcelone, Cercle d'Art, 1991. |

[COLLECTIF].
COBRA un art libre.
Paris, Éditions du Chêne, 1983. |
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[COBRA].
Avec Cobra.
Nîmes, Action Poétique, 1983. |

[COBRA].
COBRA 1948 - 1951.
Paris, Musée d'Art Moderne, 1982. |

[COBRA].
COBRA.
Den Haag, Galerie Nova Spectra, 1981. |

[COBRA].
COBRA et après...
Bruxelles, Galerie Aujourd'hui, 1962. |
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[COLLECTIF].
Cimaise N°59.
Paris, Cimaise, 1962. |

[COLLECTIF].
Cobra dix ans après.
Paris, Galerie Mathias Fels, 1961. |

[COLLECTIF].
CERAMICHE.
Decima Triennale di Milano, 1954. |

[Pierre ALECHINSKY].
Bulletin COBRA N°3.
Bruxelles, Cobra / Dotremont, 1949. |
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"Début novembre 1948, à la Maison des Lettres, rue Férou, à Paris, est organisée la Conférence du Centre international de Documentation sur l'Art d'avant-garde. Ultime réunion au sein du Surréalisme Révolutionnaire, entre les représentants de différents pays et un surréalisme français dépassé, mais toujours vivant. Cette réunion se solde par un échec.
À l'Hôtel Le Notre Dame, autour d'une table de café, Christian Dotremont et Joseph Noiret, membres du Centre Révolutionnaire belge, Asger Jorn, du Groupe Expérimental danois et Appel, Constant, Corneille, du Groupe Expérimental hollandais, dressent le constat de cet échec." (1)
"Une histoire de chemin de fer" ? Christian Dotremont a donné bien d'autres définitions de Cobra. Le 8 novembre 1978, soit trente années jour pour jour après la mémorable réunion du café Notre-Dame à Paris, où Cobra se constitua, il écrivait, dans une de ces litotes souveraines qu'il affectionnait : "Cobra, c'est un movement un peu organisé pendant trois ans." Pour nous, il va sans dire que si, comme tant d'autres regroupements d'artistes et de poètes, Cobra avait effectivement cessé d'exister en se désorganisant, on n'en parlerait plus guère. Il en resterait dix numéros d'une revue dite d'avant-garde, et qui n'eut jamais la vie facile, quelques autres publications à très petit nombre d'exemplaires et le souvenir d'expositions préparées dans des conditions chaque fois précaires... Or Cobra a pris avec le cours des années une importance grandissante, bien que les faits qui ont marqué sa brève existence aient laissé sur le moment peu de traces. À l'évidence, Cobra est beaucoup plus que Cobra, que le Cobra historique. On ne saurait l'enfermer dans les limites étroites de sa brève chronologie. Il y a un esprit, un art Cobra, qui n'a cessé, après la désorganisation du rassemblement, d'être productif. Les animateurs du mouvement ont continué sur leur lancée et développé, avec plus ou moins d'écart par rapport à la ligne générale, ce qu'ils avaient inauguré dès 1948-1951. En s'imposant parmi les créateurs les plus importants de la seconde moitié du XXe siècle, ils ont fait de l'art Cobra l'une des composantes essentielles de notre sensibilité. Et rien n'est arrêté.(2)
Extraits de :
(1) "Cobra", de Richard Miller (© 1994 - Nlles Editions Françaises)
(2) "Cobra un art libre", de Jean-Clarence Lambert (© 1983 - Sté Nlle des Editions du Chêne, Paris et Fonds Mercator, Anvers). |
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Le mouvement CoBrA naît officiellement le 8 novembre 1948 à Paris, au café de l'Hôtel Notre-Dame. Son nom est un acronyme forgé par le poète Christian DOTREMONT à partir des premières lettres des villes d'origine de ses membres fondateurs : Copenhague, Bruxelles et Amsterdam. En rupture totale avec le surréalisme français qu'ils jugent dogmatique et dépassé, ainsi qu'avec l'austérité de l'abstraction géométrique, ces artistes et écrivains s'unissent pour revendiquer une liberté de création absolue, guidée par la spontanéité et l'expérimentation collective.
L'esthétique de CoBrA se caractérise par une fureur de peindre expressionniste, un recours à des couleurs vives et saturées, et une gestuelle sauvage. Les artistes du groupe, parmi lesquels Asger JORN, Karel APPEL, CORNEILLE, Pierre ALECHINSKY ou encore Jean-Michel ATLAN, rejettent les canons esthétiques traditionnels de l'Occident. Ils puisent leur inspiration dans l'art primitif, l'art populaire, les dessins d'enfants, les mythes nordiques et l'art des aliénés, cherchant à retrouver une forme de créativité pure, libre de toute censure intellectuelle ou bourgeoise.
Malgré une production artistique et littéraire foisonnante, l'existence formelle du groupe est particulièrement brève. L'aventure collective prend officiellement fin en 1951, marquée par de graves dissensions internes, des difficultés financières chroniques pour faire vivre leur revue éponyme, ainsi que par la maladie de deux de ses piliers, Christian DOTREMONT et Asger JORN. En seulement trois ans, le mouvement aura pourtant réussi à ébranler le paysage artistique européen de l'après-guerre à travers des expositions marquantes, notamment celle d'Amsterdam en 1949 et celle de Liège en 1951.
Bien que dissous au début des années 1950, l'héritage de CoBrA demeure immense dans l'histoire de l'art contemporain de la seconde moitié du XXe siècle. En fusionnant l'abstraction et la figuration dans une approche viscérale et spontanée, ses membres ont jeté les bases de l'expressionnisme abstrait européen et de l'art informel. L'esprit libertaire et expérimental de CoBrA continuera d'irriguer le travail individuel de ses créateurs tout au long de leur carrière, marquant durablement la sensibilité artistique moderne.
Quelques expositions clés qui jalonnent l'histoire du groupe :
- « L'Art Abstrait » (novembre 1948, Galerie Tokanten, Copenhague)
Organisée parallèlement à la création officielle du groupe à Paris, cette exposition du groupe danois Høst constitue la première apparition publique et collective des artistes fondateurs de CoBrA, mêlant les travaux d'Asger JORN, de Carl-Henning PEDERSEN et de leurs camarades néerlandais.
- « Exposition Internationale d'Art Experimental » (novembre 1949, Stedelijk Museum, Amsterdam)
C'est la première grande exposition officielle sous le nom de CoBrA. Orchestrée par le directeur du musée Willem Sandberg et mise en scène par l'architecte Aldo van Eyck, elle fait scandale par son accrochage révolutionnaire et la violence chromatique des œuvres de Karel APPEL, CORNEILLE et Constant NIEUWENHUYS.
- « IIe Exposition Internationale d'Art Expérimental CoBrA » (octobre 1949, Palais des Beaux-Arts, Liège)
Organisée notamment par Pierre ALECHINSKY, cette exposition d'envergure internationale rassemble les œuvres de dizaines de participants. Elle marque paradoxalement le sommet du groupe et l'annonce de sa dissolution officielle, qui surviendra quelques semaines plus tard.
- « CoBrA 1948-1951 » (1966, Boymans-van Beuningen Museum, Rotterdam)
Quinze ans après la fin du mouvement, cette exposition marque la première grande relecture historique et institutionnelle de l'aventure CoBrA, réunissant à nouveau ses principaux protagonistes.
- « CoBrA » (1982 - 1983, Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris)
Cette rétrospective d'envergure internationale, qui a également voyagé dans d'autres grands musées européens, a permis de repositionner l'importance cruciale de ce mouvement transfrontalier dans l'histoire de l'art d'après-guerre en Europe.
- « CoBrA : The Color of Freedom » (2003, Musée CoBrA, Amstelveen)
Organisée au sein du musée entièrement dédié à l'héritage du mouvement (fondé en 1995 aux Pays-Bas), cette exposition a mis en lumière la dimension politique, poétique et la quête de liberté totale commune à tous les membres du groupe.