artiste / artist : CORNEILLE (Guillaume Cornelis van Beverloo : Belgique, Liège 1922 - France, Auvers sur Oise 2010) - COBRA. |
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[CORNEILLE].
CORNEILLE.
Paris, Editions Cercle d'Art, 2003. |

[CORNEILLE].
50 ans d'estampes.
Strasbourg, Edition l'Estampe, 2001. |

[CORNEILLE].
CORNEILLE.
Madrid, Metta Galeria, 1997. |

[CORNEILLE].
CORNEILLE le peintre et ses chats.
Paris, Éditions de la Différence, 1996. |
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[CORNEILLE].
CORNEILLE.
Paris, Éditions de la Différence, 1992. |

[CORNEILLE].
Peintures et gouaches.
Paris, Éditions de la Différence, 1989. |

[CORNEILLE].
Femmes et oiseaux.
Suède, GKM, 1985. |

[COLLECTIF].
Avec Cobra.
Nimes, Action Poétique, 1983. |
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[COLLECTIF].
COBRA 1948 - 1951.
Paris, Musé d'Art Moderne, 1982. |

[CORNEILLE].
CORNEILLE.
Milano, Brixia, 1980. |

[COLLECTIF].
Maitres graveurs.
Paris, Galerie Berggruen, 1977. |

[CORNEILLE].
CORNEILLE.
Macerata/estate, 1974. |
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[COLLECTIF].
Cimaise N°112.
Paris, Cimaise, 1973. |

[CORNEILLE].
Ariel N°17.
Paris, Galerie Ariel, 1970. |

[CORNEILLE].
CORNEILLE.
Paris, Galerie Mathias Fels, 1964. |

[CORNEILLE].
CORNEILLE.
Paris, Ariel, 1961. |
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[COLLECTIF].
Cobra dix ans après.
Paris, Galerie Mathias Fels, 1961. |

[CORNEILLE].
CORNEILLE.
Amsterdam, Stedelijk Museum, 1960. |

[CORNEILLE].
Le sourire d'Hiroshima.
Paris, Editions Oswald, 1960. |

[COLLECTIF].
Quadrum N°9.
Bruxelles, A.D.A.C., 1960. |
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[COLLECTIF].
Cimaise 5ème série - N°1.
Paris, Cimaise, 1957. |

[COLLECTIF].
Cimaise 3ème série - N°4.
Paris, Cimaise, 1956. |
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Guillaume Cornelis van Beverloo, dit CORNEILLE (1922-2010), est l'un des membres fondateurs du mouvement Cobra, un artiste dont l'œuvre a célébré la vie avec une ferveur chromatique exceptionnelle. Né en Belgique de parents néerlandais, il étudie à l'Académie des Beaux-Arts d'Amsterdam avant de cofonder le Groupe Expérimental Hollandais en 1948, qui fusionne la même année pour devenir CoBrA. Aux côtés de Karel APPEL et Asger JORN, il prône un art spontané, libéré des carcans de l'académisme et du surréalisme, s'inspirant directement des dessins d'enfants et de l'art dit primitif pour retrouver une pureté créatrice originelle.
Son style évolue d'une abstraction tourmentée vers un univers figuratif joyeux et solaire, nourri par ses nombreux voyages à travers le monde. En 1950, il s'installe à Paris, ville qui devient son port d'attache alors qu'il explore l'Afrique, l'Amérique latine et l'Asie. Ces périples imprègnent sa toile d'un bestiaire symbolique et d'une flore exubérante. En 1956, il reçoit le prestigieux Prix Guggenheim pour les Pays-Bas, une distinction qui confirme son rôle majeur dans l'avant-garde européenne et marque le début d'une reconnaissance internationale qui ne cessera de croître.
Au fil des décennies, la peinture de CORNEILLE se peuple de figures récurrentes : la femme, l'oiseau, le soleil et le chat, devenant de véritables icônes de son panthéon personnel. En 1982, une grande rétrospective lui est consacrée au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris, illustrant sa transition vers une figuration narrative éclatante. Il décline son univers sur de multiples supports, de la céramique à la lithographie, avec une volonté constante de rendre l'art accessible. Son œuvre devient alors synonyme d'un hédonisme visuel, où la ligne noire vient souligner des contrastes de couleurs primaires d'une intensité rare.
La fin de sa carrière est marquée par de nombreux honneurs et des expositions d'envergure, notamment aux Pays-Bas où il est considéré comme un trésor national. En 2007, le Cobra Museum d'Amstelveen organise une exposition célébrant ses 85 ans, témoignant de sa vitalité créatrice intacte. Jusqu'à son décès en 2010, il est resté fidèle à sa vision d'un art instinctif et poétique, capable de transformer la réalité en un jardin enchanté. Aujourd'hui, CORNEILLE repose à Auvers-sur-Oise, non loin de Van Gogh, laissant derrière lui une œuvre immense qui continue d'irradier par sa générosité et son optimisme indéfectible.