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[Asger JORN].
La planète JORN.
Paris, Adam Biro, 2001. |

[Asger JORN - Pierre WEMAËRE].
Le long Voyage. Tapisseries.
Paris, Musé des Beaux-Arts, 2000. |

[Asger JORN].
Retrospektive.
Schirn Kunsthalle Frankfurt, 1994. |

[COLLECTIF].
Artstudio N°18.
Paris, Artstudio, 1990. |
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[Asger JORN].
Asger JORN.
Nimes, Carré d'Art, 1987. |

[COLLECTIF].
COBRA 1948 - 1951.
Paris, MAM, 1982. |

[Asger JORN].
22 peintures 1945-1972.
Paris, Ariel, 1978. |

[Asger JORN].
Fotograferet af Borge Venge.
Silkeborg, Galerie Moderne, (1975). |
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[Asger JORN].
Asger JORN 1914-1973.
Silkeborg Kunstmuseum, 1974. |

[Asger JORN].
Oeuvre gravé.
Paris, CNAC, 1973. |

[Asger JORN].
Jorn Celui-Qui.
Paris, Galerie Jeanne Bucher, 1972. |

[COLLECTIF].
Cimaise N°107.
Paris, Cimaise, 1972. |
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[Asger JORN].
La luxure de l'esthesie.
Paris, Galerie Jeanne Bucher, 1970. |

[Asger JORN].
JORN "Dialoger".
Galerie Birch, 1969. |

[Asger JORN].
Asger JORN.
Paris, Galerie Jeanne Bucher, 1967. |

[COLLECTIF].
Quadrum N°12.
Bruxelles, A.D.A.C., 1961. |
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[COLLECTIF].
Cobra dix ans après.
Paris, Galerie Mathias Fels, 1961. |

[COLLECTIF].
Cimaise N°51.
Paris, Cimaise, 1961. |

[ARTE NUCLEARE / ART NUCLEAIRE].
ARTE NUCLEARE 1957.
Galleria S. Fedele, 1957. |

[COLLECTIF].
JORN, BAJ, DENDAL, DANGELO.
Milano, L'Orologio Galleria d'Arte, 1954. |
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Né en 1914 au Danemark, Asger JORN s'impose comme l'une des figures de proue de l'avant-garde européenne du XXe siècle. Après une formation initiale d'instituteur, il s'installe à Paris en 1936 pour étudier à l'Académie contemporaine de Fernand Léger, où il collabore notamment avec Le Corbusier pour le Pavillon des Temps Nouveaux lors de l'Exposition universelle de 1937. Marquée par une insatiable curiosité intellectuelle, cette période fondatrice lui permet de fusionner les influences du surréalisme et de l'abstraction avec un engagement politique et social profond.
Le parcours de l'artiste est indissociable de la création de mouvements collectifs révolutionnaires qui ont redéfini l'art de l'après-guerre. En 1948, il cofonde le groupe Cobra, prônant une liberté créatrice totale, l'expressionnisme spontané et le rejet des normes académiques. Après la dissolution du groupe en 1951, il participe activement à la création de l'Internationale Situationniste en 1957 aux côtés de Guy Debord. Ses « Peintures détournées » de la fin des années 1950, où il peint des motifs sauvages sur des toiles académiques chinées aux puces, illustrent parfaitement sa volonté de subvertir la culture bourgeoise.
La carrière de JORN est jalonnée d'expositions et de projets d'envergure qui témoignent de sa reconnaissance internationale. En 1958, il présente une exposition majeure à la Galerie Rive Gauche à Paris, tandis qu'en 1959, il réalise à Albisola son monumental relief en céramique pour le lycée d'Aarhus, l'une des œuvres les plus ambitieuses de l'art public de l'époque. Son refus du Prix International Guggenheim en 1964, exprimé par un télégramme resté célèbre, souligne son indépendance farouche vis-à-vis du marché de l'art et des institutions conventionnelles.
Jusqu'à sa disparition en 1973, JORN n'a cessé de diversifier ses modes d'expression, de la gravure à la tapisserie en passant par la théorie esthétique et la recherche archéologique. Sa générosité envers sa ville natale d'Silkeborg a permis la création du Museum Jorn, qui abrite aujourd'hui l'une des collections les plus complètes de son œuvre. Son héritage, célébré par de grandes rétrospectives au Grand Palais en 1978 ou plus récemment au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris en 2004, demeure celui d'un artiste total ayant cherché à réconcilier l'art, la vie et la pensée critique.