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[Gérard SCHNEIDER].
Oeuvres de 1916 à 1986.
Angers, Editions EC, 1991. |

[Gérard SCHNEIDER].
Peintures.
Paris, La Différence, 1984. |

[Gérard SCHNEIDER].
Rétrospective.
Dunkerque, MAC, 1983. |

[Gérard SCHNEIDER].
Peintures et gouaches récentes.
Invitation Galerie Cavalero, 1970. |
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[COLLECTIF].
Quadrum N°15.
Bruxelles, A.D.A.C., 1963. |

[Gérard SCHNEIDER].
Gouaches.
Paris, Galerie Kriegel, 1962. |

[Gérard SCHNEIDER].
SCHNEIDER.
Bruxelles, Revue Terre d'Europe, 1961. |

[Gérard SCHNEIDER].
Oeuvres récentes.
Paris, Galerie Arditti, 1961. |
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[Gérard SCHNEIDER].
SCHNEIDER.
Paris, Le Musé de Poche, 1959. |

[COLLECTIF].
Cimaise 3ème série - N°5.
Paris, Cimaise, 1956. |

[COLLECTIF].
Cimaise 1ère série - N°5.
Paris, Cimaise, 1954. |

[Gérard SCHNEIDER].
Dessins de Gérard SCHNEIDER.
Alès, PAB, 1951. |
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[Gérard SCHNEIDER].
Langage.
Paris, Lydia Conti, 1948. |

[COLLECTIF].
Tendances de l'Art Abstrait.
Paris, Galerie Denise René, 1948. |
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Né en 1896 à Sainte-Croix en Suisse, Gérard SCHNEIDER s'installe à Paris dès 1916 pour étudier aux Arts Décoratifs puis aux Beaux-Arts. Après une période marquée par l'influence du surréalisme, il s'oriente définitivement vers l'abstraction à partir de 1944. Il devient alors l'un des piliers de l'Abstraction Lyrique, aux côtés de SOULAGES et HARTUNG, privilégiant une peinture où l'émotion pure s'exprime par la spontanéité du geste et la puissance de la couleur, loin de toute velléité géométrique.
Sa carrière décolle véritablement après-guerre avec des expositions marquantes à la Galerie Lydia Conti à Paris à partir de 1947. Son style se caractérise par de larges calligraphies sombres qui s'entrechoquent sur des fonds colorés, créant une tension dramatique qu'il nomme « l'expressionnisme abstrait ». En 1954, il participe à la Biennale de Venise, confirmant son rôle de chef de file de l'École de Paris et imposant sa vision d'un art où le tracé du pinceau devient le sismographe de l'âme de l'artiste.
Le rayonnement international de SCHNEIDER s'intensifie dans les années 1950 et 1960, notamment au Japon et aux États-Unis. En 1956, il reçoit le prestigieux prix Lissone en Italie, et ses œuvres intègrent les collections du MoMA à New York. Toujours en quête d'une plus grande liberté, il fait évoluer sa technique vers une fluidité accrue, utilisant des formats de plus en plus grands où la lumière semble jaillir de la confrontation directe entre la matière picturale et le support.
Jusqu'à sa mort à Paris en 1986, l'artiste est resté fidèle à une abstraction passionnée, marquée par une rétrospective d'envergure au Palais des Beaux-Arts de Charleroi en 1962 et une présence constante dans les grands salons parisiens. Plus récemment, une importante exposition au Musée de Pontoise en 2013 a permis de redécouvrir l'ampleur de son héritage. Il laisse derrière lui une œuvre monumentale, témoignage d'une vie entière dédiée à la libération du geste et à l'exploration des forces invisibles de la peinture.