artiste / artist : Pierre TAL COAT (France, Clohars-Carnoët 1905 - Chartreuse de Dormont 1985) - Site officiel |
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[Pierre TAL COAT].
La couleur de TAL-COAT.
Toulon, Hotel des Arts, 2006. |

[Pierre TAL COAT].
Portrait(s) de Pierre TAL COAT.
Paris, BNF, 1999. |

[Pierre TAL COAT].
Peintures.
Paris, Maeght, 1993. |

[Pierre TAL COAT].
Oeuvres de 1948-1985.
Paris, Guillon-Laffaille, 1990. |
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[Pierre TAL COAT].
Oeuvres de 1926-1946.
Paris, Guillon-Laffaille, 1989. |

[Pierre TAL COAT].
Peintures et dessins 1964-1984.
Arras, Centre Culturel Noroit, 1984. |

[Pierre TAL COAT].
TAL-COAT.
Paris, Musé d'Art Moderne, 1976. |

[Pierre TAL COAT].
Derrière le miroir N°199.
Paris, Maeght, 1972. |
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[Pierre TAL-COAT].
TAL-COAT.
Paris, Galerie Maeght, 1972. |

[Pierre TAL-COAT].
Derrière le miroir N°153.
Paris, Maeght, 1965. |

[COLLECTIF].
Cimaise 4ème série - N°5.
Paris, Cimaise, 1956. |

[COLLECTIF].
Quadrum N°2.
Bruxelles, A.D.A.C., 1956. |
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Pierre TAL-COAT, né Pierre Jacob en 1905 dans un village de pêcheurs en Bretagne, est une figure singulière de l'École de Paris, dont l’œuvre évolue du figuratif vers une abstraction dépouillée. Fils de marin-pêcheur, il adopte le pseudonyme "Tal-Coat" (Front de bois en breton) pour éviter la confusion avec le poète Max Jacob. Après une formation initiale de modeleur-céramiste à Quimper, il s'installe à Paris en 1924, où il exerce divers métiers tout en fréquentant les milieux artistiques de Montparnasse, affirmant très tôt une peinture expressive et rugueuse.
Sa carrière est jalonnée de moments de rupture et de reconnaissance institutionnelle, notamment lors de son adhésion au mouvement des "Forces Nouvelles" dans les années 1930, qui prône un retour au réalisme face à l'académisme. En 1936, il exprime son engagement face aux tragédies de son temps avec sa série des Massacres, inspirée par la guerre d'Espagne. Mobilisé en 1939, il s'installe ensuite à Aix-en-Provence, près du Château de Noir l'Étang, où la confrontation avec le paysage méditerranéen et l'influence de Cézanne amorcent une mutation profonde de son style vers une quête de lumière et d'espace.
L'après-guerre marque son accession au rang de maître de l'abstraction lyrique et sa présence dans les grandes manifestations internationales. Il est l'un des artistes phares de l'exposition "Vingt peintres de tradition française" en 1941, mais c'est son exposition personnelle à la Galerie de France en 1949 qui consacre sa nouvelle manière, plus fluide et éthérée. En 1956, il représente la France à la Biennale de Venise et participe à la Documenta de Cassel en 1955 et 1959, affirmant une peinture de l'élémentaire, où le geste cherche à capter l'énergie du monde plutôt que sa forme.
Installé à la chartreuse de Saint-Pierre-de-Bailleul en Normandie à partir de 1961, TAL-COAT poursuit une recherche solitaire sur la matière et le vide jusqu'à sa mort en 1985. Cette période est marquée par de grandes rétrospectives, notamment au Grand Palais à Paris en 1976, qui rend hommage à son exploration de la "géologie" du visible. Son héritage est aujourd'hui préservé par d'importantes collections publiques, tandis que son approche spirituelle de la nature continue d'influencer les courants de la peinture contemporaine axés sur le silence et l'effacement.