artiste : Nicolas de STAËL (Russie, Saint-Pétersbourg 1913 - France, Antibes 1955) |
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[Nicolas de STAËL]
Nicolas de STAËL
Paris, Centre Pompidou, 2003. |

[Nicolas de STAËL]
Catalogue raisonné de l'oeuvre peint
Neuchâtel, Ides et Calendes, 1997. |

[Nicolas de STAËL]
Nicolas de STAËL
Zurich, Fondation Pierre Gianadda, 1995. |

[Nicolas de STAËL]
STAËL
Paris, Editions Hazan, 1994. |
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[Nicolas de STAËL]
Peintures
Paris, Éditions de la Différence, 1984. |

[Nicolas de STAËL]
Revoir Nicolas de STAËL
Paris, Jeanne Bucher, 1981. |

[Nicolas de STAËL]
L'oeuvre gravé
Paris, Bibliothèque Nationale, 1979. |

[Nicolas de STAËL]
Nicolas de STAËL
Zurich, Galerie Charles Lienhard, 1961. |
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[Nicolas de STAËL]
Nicolas de STAËL
Torino, Galleria Civica, 1960. |

[Nicolas de STAËL]
43 dessins de Nicolas de STAËL
Paris, Galerie Jeanne Bucher, 1958. |

[COLLECTIF]
Cimaise 3ème série - N°5
Paris, Cimaise, 1956. |
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Né en 1914 à Saint-Pétersbourg au sein d'une famille de la noblesse russe, Nicolas de STAËL (baron Nikolaï Vladimirovitch Staël von Holstein) est contraint à l'exil par la Révolution de 1917. Orphelin très jeune, il est élevé à Bruxelles où il étudie à l'Académie royale des Beaux-Arts avant d'entreprendre de nombreux voyages en Europe et en Afrique du Nord. Son arrivée à Paris en 1938 marque le début d'une quête artistique intense, influencée par sa rencontre avec Robert et Sonia DELAUNAY, puis par son engagement bref dans la Légion étrangère au début de la Seconde Guerre mondiale.
Son parcours artistique est caractérisé par une évolution fulgurante, passant d'une abstraction sombre et tourmentée à une figuration lumineuse et épurée. En 1944, sa première exposition personnelle à la Galerie l'Esquisse à Paris attire l'attention de la critique, mais c'est son amitié avec Georges BRAQUE qui l'encourage à approfondir ses recherches sur la matière. Il peint alors par empâtements successifs, utilisant le couteau pour sculpter la couleur en blocs denses qui confèrent à ses toiles une dimension presque architecturale.
L'année 1952 marque un tournant décisif dans sa carrière après avoir assisté au match de football France-Suède au Parc des Princes, qui lui inspire la célèbre série des Grands Footballeurs. Ce retour à la réalité, loin de renier l'abstraction, cherche à réconcilier les deux mondes. Son succès devient international, notamment grâce à son exposition à la Galerie Knoedler de New York en 1953, qui suscite un immense enthousiasme auprès des collectionneurs américains et consacre sa place parmi les géants de l'École de Paris.
Épuisé par une production frénétique et une quête de perfection insurmontable, Nicolas de STAËL s'installe à Antibes où sa peinture devient plus fluide et transparente. Le 16 mars 1955, il met fin à ses jours à l'âge de 41 ans, laissant inachevée son œuvre monumentale Le Concert. Malgré la brièveté de sa carrière, des Rétrospectives majeures, comme celle du Grand Palais en 1981 ou du Musée d'Art Moderne de Paris en 2023, témoignent de l'influence durable de son style unique, fondé sur une urgence créative et une tension permanente entre le chaos et la lumière.