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[François ROUAN].
« du dessin au tableau, ... ».
Neuchâtel, Galerie Ditesheim, 2010. |

[François ROUAN].
Sempervirens.
Paris, Galerie Jean Fournier, 2009. |

[François ROUAN].
Contre image.
Paris, Editions du Panama, 2006. |

[François ROUAN].
Mappes.
Paris, Galerie Daniel Templon, 2005. |
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[Simon HANTAÏ, François ROUAN].
Conversation.
Paris, Galerie Jean Fournier, 2005. |

[François ROUAN].
Oeuvres de 1967 à 2002.
Genève, Galerie Jan Krugier, 2003. |

[François ROUAN].
Papiers découpés.
Paris, Somogy Editions d'Art, 2000. |

[François ROUAN].
Os.suaire.
Paris, Galerie Templon, 2000. |
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[François ROUAN].
Coquilles.
Paris, Galerie Templon, 1995. |

[François ROUAN].
Portes 1971-1976.
Paris, Galerie Templon, 1993. |

[François ROUAN].
Travaux sur papier 1965-1992.
Paris, Centre Pompidou, 1993. |

[François ROUAN].
Peintures 1988-1990.
Paris, Galerie Templon, 1991. |
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[François ROUAN].
Encausti, Paintings and drawings...
New York, Pierre Matisse Gallery, 1988. |

[François ROUAN].
François ROUAN.
Paris, Galerie Templon, 1987. |

[COLLECTIF].
Artstudio N°5.
Paris, Artstudio, 1987. |

[François ROUAN].
ROUAN.
Paris, Centre Pompidou, 1983. |
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[François ROUAN].
Paintings and drawings 1973 to 1981.
New York, Pierre Matisse Gallery, 1982. |

[COLLECTIF].
Huit peintres de la Biennale...
Bâle, Galerie d'Art Moderne, 1965. |
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Né en 1943 à Montpellier, François ROUAN s'inscrit dans l'histoire de l'art par une rupture singulière avec les méthodes traditionnelles de la peinture. Après avoir étudié aux Beaux-Arts de Paris au début des années 1960, il s'éloigne rapidement de la touche classique pour inventer, dès 1965, la technique du "tressage". Ce procédé consiste à découper deux toiles peintes en lanières et à les entrelacer pour former une surface unique, créant un espace vibrant où le fond et la figure fusionnent. Cette démarche, à la fois artisanale et conceptuelle, attire l'attention de Jacques Lacan, qui verra dans ces entrelacs une métaphore visuelle de ses théories psychanalytiques.
Sa carrière prend une dimension internationale lorsqu'il devient pensionnaire de la Villa Médicis à Rome entre 1971 et 1974, sous la direction de BALTHUS. Cette période romaine est cruciale : il y approfondit ses recherches sur la profondeur et la lumière, tout en se liant d'amitié avec le célèbre peintre français qui influencera sa réflexion sur la composition. En 1972, il participe à l'exposition historique "Douze ans d'art contemporain en France" au Grand Palais, s'affirmant comme une figure incontournable de la scène artistique française, bien qu'il reste en marge du groupe Supports/Surfaces dont il partage pourtant certaines préoccupations structurelles.
Au fil des décennies, ROUAN diversifie sa pratique en intégrant la photographie et le film, tout en restant fidèle à la logique de la stratification. Dans les années 1980 et 1990, ses œuvres deviennent plus denses, explorant des thématiques liées au corps et au paysage à travers des séries comme les Jardins ou les Portes. La reconnaissance de son travail se manifeste par d'importantes présentations institutionnelles, notamment lors de sa participation à la Biennale de Venise en 1982, où il représente la France, confirmant la portée universelle de ses recherches sur la perception et l'image fragmentée.
La consécration de son parcours est marquée par plusieurs grandes rétrospectives, dont celle du Musée national d'Art moderne - Centre Pompidou en 1983, puis celle du Musée d'Art moderne de la Ville de Paris en 1994. Plus récemment, en 2006, le Musée des Beaux-Arts de Lyon lui a consacré une exposition d'envergure, mettant en lumière l'évolution de ses "tressages" vers des hybridations numériques et photographiques complexes. Toujours actif, François ROUAN continue d'explorer la "co-présence" des images, affirmant que la peinture n'est pas une surface plane, mais un empilement de mémoires et de visions entremêlées.