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[COLLECTIF].
Artstudio N°23.
Paris, Artstudio, 1991. |

[Robert RAUSCHENBERG].
Art and Life.
New York, Harry N. Abrams, 1990. |

[COLLECTIF].
BEUYS BROODTHAERS ...
Paris, Galerie Isy Brachot, 1989. |

[KOUNELLIS MORRIS RAUSCHENBERG].
KOUNELLIS, MORRIS, RAUSCHENBERG.
New York, Sonnabend gallery, 1989. |
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[Robert RAUSCHENBERG].
Gluts.
Bruxelles, Galerie Brachot, 1988. |

[Robert RAUSCHENBERG].
Robert RAUSCHENBERG.
Nice, Direction des Musé, 1986. |

[Robert RAUSCHENBERG].
Drawings 1958-1968.
New York, Acquavella, 1986. |

[Robert RAUSCHENBERG].
RAUSCHENBERG.
Basel, Galerie Beyeler, 1984. |
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[Robert RAUSCHENBERG].
RAUSCHENBERG.
Paris, Maeght, 1984. |

[COLLECTIF].
BEUYS RAUSCHENBERG ...
Munich, Prestel-Verlag, 1982. |

[COLLECTIF].
XXème Siècle - N°40.
Paris, XXème Siècle, 1973. |

[Robert RAUSCHENBERG].
RAUSCHENBERG // Oeuvres de 1949 à 1968.
Amsterdam, SM + Paris, MAM, 1968. |
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Né en 1925 à Port Arthur, au Texas, Robert RAUSCHENBERG étudie brièvement à Paris avant de rejoindre le Black Mountain College en 1948. Sous l'influence de Josef Albers et au contact de John Cage, il développe une approche radicale de la création. Ses premières œuvres marquantes, les White Paintings de 1951, sont des toiles blanches conçues pour refléter les ombres et les lumières de l'espace environnant. Elles marquent le début d'une quête visant à combler le fossé entre l'art et la vie, l'éloignant définitivement de l'introspection de l'expressionnisme abstrait alors dominant.
Au milieu des années 1950, il invente les « Combines », des œuvres hybrides qui brisent la frontière entre peinture et sculpture en intégrant des objets trouvés : pneus, animaux empaillés ou débris urbains. Son œuvre la plus célèbre de cette période, Monogram (1955-1959), présentant une chèvre enserrée dans un pneu, illustre son désir d'introduire le chaos du monde réel dans l'espace muséal. En 1958, sa première exposition personnelle à la galerie Leo Castelli à New York fait l'effet d'une révolution, annonçant l'avènement du Pop Art et de l'art conceptuel.
L'année 1964 consacre son rayonnement international lorsqu'il devient le premier artiste américain à remporter le Grand Prix de peinture à la Biennale de Venise. À cette époque, il perfectionne la technique de la sérigraphie sur toile, utilisant des images de presse et de magazines pour traiter des sujets d'actualité comme la conquête spatiale ou la figure de JFK. En 1966, il cofonde l'E.A.T. (Experiments in Art and Technology), une organisation visant à favoriser la collaboration entre artistes et ingénieurs, témoignant de sa curiosité insatiable pour les nouveaux médias.
Artiste infatigable et philanthrope, il lance en 1984 le projet ROCI (Rauschenberg Overseas Culture Interchange), une tournée mondiale visant à promouvoir la paix à travers des collaborations artistiques dans des pays comme la Chine, Cuba ou l'URSS. Cette aventure culmine en 1991 avec une exposition monumentale à la National Gallery of Art de Washington. Après une rétrospective majeure organisée par le musée Guggenheim en 1997, il continue de créer malgré des problèmes de santé jusqu'à sa disparition en 2008. Robert RAUSCHENBERG demeure l'un des piliers de la modernité, ayant prouvé que n'importe quel matériau pouvait devenir le support d'une émotion artistique.