thèmes : Groupe ZERO (1957-1967)
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Bernard AUBERTIN (France, Fontenay-aux-Roses 1934 - Allemagne, Reutlingen 2015)
Enrico CASTELLANI (Italie, Castelmassa 1930 - Viterbe 2017)
Heinz MACK (Allemagne, Lollar 1931)
Piero MANZONI (Italie, Soncino 1933 - Milan 1963)
Henk PEETERS (Pays-Bas, La Haye 1925 - Hall 2013)
Otto PIENE (Allemagne, Laasphe 1928 - Berlin 2014)
Jan SCHOONHOVEN (Pays-Bas, Delft 1914 - 1994)
Günther UECKER (Allemagne, Wendorf 1930)
Jef VERHEYEN (Belgique, Itegem 1932 - France, Gordes 1984)
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[GROUPE ZERO].
ZERO.
Ostfildern, Hatje Cantz Verlag, 2006. |

[GROUPE ZERO].
ZERO.
Salzburg, Museum der Moderne, 2006. |
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Le groupe ZERO est fondé en 1957 à Düsseldorf par HEINZ MACK et OTTO PIENE, rejoints en 1961 par GÜNTHER UECKER. Né en réaction à la lourdeur psychologique de l'expressionnisme abstrait et de l'art informel de l'après-guerre, le mouvement se conçoit comme une zone de silence et de pureté, un degré zéro à partir duquel tout devient possible. Ce collectif d'avant-garde cherche à ouvrir une nouvelle perspective artistique libérée de la subjectivité de l'artiste, en se tournant vers l'avenir, la science et l'optimisme technologique.
L'esthétique de ZERO se caractérise par l'exploration de la lumière, du mouvement, de l'espace et de la structure monochrome, avec une prédilection absolue pour la couleur blanche. Les artistes abandonnent les pinceaux traditionnels pour utiliser des matériaux industriels et des techniques novatrices, à l'instar des reliefs de clous de GÜNTHER UECKER, des structures rotatives en aluminium de HEINZ MACK ou des peintures de feu de l'artiste français BERNARD AUBERTIN. Le rythme, la sérialité et la participation de forces naturelles comme le vent ou le feu transforment l'œuvre d'art en un dispositif dynamique en constante évolution.
Le mouvement acquiert rapidement une dimension internationale en tissant des liens étroits avec d'autres artistes européens partageant la même vision radicale, notamment PIERO MANZONI et ENRICO CASTELLANI en Italie, JEF VERHEYEN en Belgique, ainsi que JAN SCHOONHOVEN et HENK PEETERS du groupe Nul aux Pays-Bas. L'année 1962 marque un jalon historique majeur avec l'organisation de l'exposition collective Zero au Stedelijk Museum d'Amsterdam. Cet événement scelle la cohésion de ce réseau transnational et formalise l'impact de leurs recherches spatiales et cinétiques à l'échelle européenne.
Le groupe choisit de se dissoudre officiellement en 1966 lors d'une dernière exposition festive à Bonn, estimant que ZERO a accompli sa mission et que ses membres doivent désormais poursuivre leurs trajectoires individuelles. Bien que son existence active n'ait duré qu'une décennie, l'héritage de ZERO reste fondamental dans l'histoire de l'art contemporain. En redéfinissant la relation entre l'œuvre, l'environnement et le spectateur, le mouvement a directement ouvert la voie à l'art cinétique, à l'art minimal et aux premières formes d'installations immersives.