artiste : Jacques VILLEGLÉ (France, Quimper 1926 - Paris 2022) - Nouveaux Réalistes |
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[Jacques VILLEGLÉ]
L'atelier de Jacques VILLEGLÉ
Paris, Thalia Edition, 2008. |

[Jacques VILLEGLÉ]
VILLEGLÉ
Paris, Flammarion, 2007. |

[Jacques VILLEGLÉ]
Politiques 1957 - 1995
Paris, Galerie Vallois, 2005. |

[Jacques VILLEGLÉ]
VILLEGLÉ Techno Rapt
Calignac, Editions Vers les Arts, 1999. |
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[COLLECTIF]
La peinture après l'Abstraction
Paris Musés, 1999. |

[Jacques VILLEGLÉ]
Carrefour politique
Calignac, Editions vers les Arts, 1997. |

[COLLECTIF]
Artstudio N°23
Paris, Artstudio, 1991. |

[Jacques VILLEGLÉ]
La présentation en jugement
Paris, Editions Marval, 1990. |
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[Jacques VILLEGLÉ]
Le promeneur
Paris, Jean-Luc Poivret Edition, 1990. |

[Jacques VILLEGLÉ]
Transparences
Paris, Editions Marval, 1990. |

[Jacques VILLEGLÉ]
La lettre lacérée (1963-1989)
Paris, Editions Marval, 1990. |

[Jacques VILLEGLÉ]
La lettre lacérée (1949-1962)
Paris, Editions Marval, 1990. |
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[DUFRÊNE, HAINS, ROTELLA, VILLEGLÉ]
Beautés volées
Saint-Etienne, Musée d'art, 1976. |

[COLLECTIF]
Livre d'Or
Paris, Galerie Edouard Smith, 1965-1966. |
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Né en 1926 à Quimper, Jacques VILLEGLÉ, de son vrai nom Jacques Mahé de la Villeglé, est le chef de file des affichistes et l’un des membres fondateurs du Nouveau Réalisme en 1960. Après des études aux Beaux-Arts de Rennes puis de Nantes, il commence dès 1949 à collecter des affiches lacérées par le passage du temps et l’intervention de mains anonymes dans les rues de Paris. Ce geste, qu'il nomme "lacéré anonyme", consiste à prélever des fragments de réalité urbaine pour les élever au rang d'œuvres d'art, transformant le vandalisme de rue en une nouvelle forme de peinture.
Sa carrière est marquée par sa complicité historique avec Raymond HAINS, avec qui il présente sa première exposition d'affiches lacérées, "Loi du 29 juillet 1881", chez Colette Allendy en 1957. Ensemble, ils captent les strates de la vie politique et sociale française à travers les couches de papier déchiré. En 1960, il signe le manifeste du Nouveau Réalisme aux côtés d’Yves KLEIN, ARMAN et Pierre Restany, affirmant une volonté de retour à la réalité par l'appropriation directe des objets du quotidien sans passer par l'illusion picturale.
À partir de 1969, il développe parallèlement son célèbre "Alphabet sociopolitique", un système d'écriture cryptique né de l'observation des graffitis politiques sur les murs de la ville. Cette recherche sur le signe et la typographie lui permet de prolonger sa réflexion sur la mémoire urbaine et le langage. Son travail bénéficie d'une reconnaissance institutionnelle mondiale, illustrée par une participation remarquée à la Biennale de Venise en 1976 et par de nombreuses expositions dans les années 1980 et 1990 qui assoient sa position de témoin majeur des transformations de la société française.
La consécration ultime intervient en 2008 avec la grande rétrospective "La comédie urbaine" que lui consacre le Centre Pompidou, retraçant plus de cinquante ans de collectes et de détournements. Jusqu'à sa disparition en 2022 à l'âge de 96 ans, VILLEGLÉ est resté un observateur infatigable de la rue, dont il se considérait comme le "promeneur". Ses œuvres figurent aujourd'hui dans les plus prestigieux musées internationaux, du MoMA de New York à la Tate Modern de Londres, témoignant de la pertinence durable de son regard sur l'esthétique du chaos urbain.