|
 |
| |

[COLLECTIF].
Questions | Peinture.
Paris, Somogy Editions d'Art, 2005. |

[Claude VIALLAT].
Hommage(s) à MATISSE.
Cateau Cambrésis, Musé Matisse, 2005. |

[Claude VIALLAT].
Claude VIALLAT.
Paris, Templon / Navarra, 2000. |

[SUPPORTS/SURFACES].
Conférences & colloques.
Paris, Musé du Jeu de Paume, 2000. |
 |

[Claude VIALLAT].
Claude VIALLAT.
Paris, Galerie Daniel Templon, 1998. |

[Claude VIALLAT].
Entretiens.
Paris, Galerie Jean Fournier, 1991. |

[COLLECTIF].
Artstudio N°1.
Paris, Artstudio, 1986. |

[Claude VIALLAT].
Claude VIALLAT.
Paris, Centre Pompidou, 1982. |
 |

[COLLECTIF].
12 x 1.
Bruxelles, Europalia 75, 1975. |

[Claude VIALLAT].
12 x 1.
Bruxelles, Europalia / AFAA, 1975. |

[Claude VIALLAT].
VIALLAT.
Paris, Galerie Jean Fournier, 1975. |

[Claude VIALLAT].
VIALLAT.
Paris, Galerie Jean Fournier, 1973. |
 |

[COLLECTIF].
SUPPORT-SURFACE
Paris, Musé d'Art moderne, 1970. |
 |
|
|
Né en 1936 à Nîmes, Claude VIALLAT est l'une des figures de proue de la peinture française contemporaine et l'un des membres fondateurs du mouvement Supports/Surfaces à la fin des années 1960. Après avoir étudié à l'École des Beaux-Arts de Montpellier puis à celle de Paris, il commence ses recherches sur la déconstruction du tableau traditionnel. Dès 1966, il adopte un motif unique et répétitif, une forme neutre et abstraite rappelant un osselet ou un haricot, qu'il appose sur des supports textiles variés, libérant ainsi la peinture de son cadre et de son châssis.
Son parcours est marqué par une remise en question radicale des outils de la peinture. En 1970, il participe à l' exposition fondatrice du groupe Supports/Surfaces à l'ARC au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris, prônant une analyse critique des composants matériels de l'œuvre. VIALLAT utilise des bâches, des rideaux, des sacs de jute ou des tissus d'ameublement, où la couleur imprègne la fibre de manière artisanale. Cette démarche, qui privilégie le processus créatif sur le sujet, le positionne rapidement comme un acteur majeur de l'abstraction post-picturale en France.
La reconnaissance internationale de son travail s'affirme à travers des étapes prestigieuses, notamment sa présence à la Biennale de Venise en 1988, où il représente la France dans le pavillon national. Ses œuvres intègrent les plus grandes collections mondiales, du MoMA de New York au Centre Pompidou. Au fil des décennies, son système reste immuable mais sa palette se complexifie, explorant des contrastes chromatiques vibrants. En 1982, une importante rétrospective lui est consacrée au Musée national d'art moderne à Paris, consolidant son statut de théoricien et de praticien essentiel.
En parallèle de sa création, Claude VIALLAT a mené une longue carrière d'enseignant, notamment comme directeur de l'École des Beaux-Arts de Nîmes, sa ville natale où il vit et travaille toujours. Passionné par la culture taurine et les arts populaires, il intègre parfois ces thématiques de manière allusive dans ses travaux sur papier. En 2005, il reçoit une consécration supplémentaire avec une exposition d'envergure au Musée Fabre de Montpellier. Son œuvre, qui refuse toute hiérarchie entre les supports, continue de démontrer que la répétition d'une forme simple peut engendrer une diversité visuelle infinie.