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[Jean-Pierre PINCEMIN].
Jean-Pierre PINCEMIN.
Paris, Editions Gourcuff Granedigo, 2011. |

[Jean-Pierre PINCEMIN].
Monkey Business.
Chambéry, Editions Comp'Act, 1998. |

[Jean-Pierre PINCEMIN].
Façon de voir, manières d'écrire.
CAC de Saint Priest, 1993. |

[COLLECTIF].
Cimaise N°208.
Paris, Cimaise, 1990. |
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[COLLECTIF].
ARTISTES N°9-10.
Paris, Artistes, 1981. |

[COLLECTIF].
ARTISTES N°2.
Paris, Belimi, 1979. |

[COLLECTIF].
Toile libre.
Caen, Office Fougerais, 1976. |

[Jean-Pierre PINCEMIN].
Peintures avril/juillet 1976.
Paris, Musé d'Art Moderne, 1976. |
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Né en 1944 à Paris, Jean-Pierre PINCEMIN est un autodidacte au parcours singulier, ayant commencé sa vie professionnelle comme tourneur-fraiseur avant de se consacrer pleinement à la peinture. À la fin des années 1960, il s'inscrit dans la mouvance de la déconstruction du tableau et devient l'un des membres fondateurs du groupe Supports/Surfaces en 1970. Cette période est marquée par une remise en question radicale des outils traditionnels, l'artiste utilisant alors des matériaux pauvres et des techniques de répétition, comme la teinture de toiles libres pliées ou trempées.
Après la dissolution du groupe, PINCEMIN s'engage dans une recherche solitaire de plus en plus complexe qui l'éloigne de la rigueur doctrinaire de ses débuts. En 1976, il expose à la l'ARC (Musée d'art moderne de la Ville de Paris), où il présente ses grandes "toiles de série" composées de bandes verticales et horizontales. Son travail sur la couleur et la géométrie évolue alors vers une exploration de l'espace pictural qui concilie l'abstraction américaine et une certaine tradition française de la structure, cherchant un équilibre entre le geste et la surface.
Les années 1980 marquent une rupture audacieuse dans son parcours : il réintroduit la figuration et l'influence des maîtres anciens. En 1986, une importante exposition lui est consacrée au Musée d'art moderne de Saint-Étienne, témoignant de ce virage où apparaissent des motifs inspirés de la gravure médiévale, de l'art sacré et de l'iconographie savante. Cette curiosité insatiable le pousse à expérimenter sans cesse, passant de la peinture sur toile à la sculpture, à la gravure, et même à la création de mobilier, affirmant une liberté créative totale face aux modes du marché de l'art.
Jusqu'à sa disparition en 2005, Jean-Pierre PINCEMIN n'a cessé de dialoguer avec l'histoire de l'art, de l'enluminure à l'abstraction lyrique. Une grande rétrospective posthume est organisée en 2010 par le Musée d'Art moderne de Céret et le Musée de l'Hospice Saint-Roch à Issoudun, rendant hommage à l'ampleur de son œuvre. Son héritage réside dans cette capacité unique à avoir traversé les avant-gardes conceptuelles pour revenir à la matérialité pure de la peinture, faisant de lui l'un des artistes français les plus érudits et inclassables de sa génération.