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[Jacques MONORY].
Jacques MONORY.
Paris, Galerie Maeght, 2008. |

[Jacques MONORY].
Années 70.
Paris, Galerie Maeght, 2006. |

[Jacques MONORY].
MONORY.
Paris, Frédéric Loeb, 1992. |

[Jacques MONORY].
Repères N°72.
Paris, Galerie Lelong, 1991. |
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[Jacques MONORY].
Repères N°40.
Paris, Lelong, 1987. |

[Jacques MONORY].
Repères N°11.
Paris, Maeght-Lelong, 1984. |

[Jacques MONORY].
Ciels, nébuleuses et galaxies.
Paris, Galerie Maeght, 1981. |

[Jacques MONORY].
Derrière le miroir N°227.
Paris, Maeght, 1978. |
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[Jacques MONORY].
Technicolor.
Paris, Galerie Maeght, 1978. |

[COLLECTIF].
XXème Siècle - N°50.
Paris, XXème Siècle, 1978. |

[COLLECTIF].
Cimaise N°133-134.
Paris, Cimaise, 1977. |

[Jacques MONORY].
Derrière le miroir N°217.
Paris, Maeght, 1976. |
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[Jacques MONORY].
Opéras glacés.
Paris, Galerie Maeght, 1976. |

[COLLECTIF].
XXème Siècle - N°46.
Paris, XXème Siècle, 1976. |

[COLLECTIF].
12 x 1.
Bruxelles, Europalia 75, 1975. |

[Jacques MONORY].
MONORY*/C.N.A.C....
Paris, CNAC, 1974. |
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[Jacques MONORY].
MONORY.
Paris, Editions Fall, 1972. |

[COLLECTIF].
CHORUS 8/9. Vivre.
Paris, Revue Chorus, septembre 1972. |

[Jacques MONORY].
La mort sans phrase.
Paris, Le Soleil Noir, 1968. |

[COLLECTIF].
Livre d'or.
Paris, Galerie Edouard Smith, 1965-1966. |
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Né en 1924 à Paris, Jacques MONORY est l'un des piliers du mouvement de la Figuration Narrative qui émerge dans les années 1960. Après une formation de peintre-décorateur à l'école des Arts Appliqués et dix ans de travail chez l'éditeur Robert Delpire, il développe un style cinématographique immédiatement reconnaissable, marqué par l'usage quasi exclusif d'un bleu monochrome. Cette teinte froide, rappelant le "Nuit américaine" du cinéma, lui permet de mettre à distance une réalité souvent violente et de transformer ses toiles en scènes de thrillers mélancoliques, où se mêlent fantasmes, désirs et angoisses urbaines.
Son ascension artistique est jalonnée d'expositions qui définissent le renouveau de la peinture figurative en France. En 1964, il participe à l'exposition fondatrice « Mythologies quotidiennes » au Musée d'art moderne de la Ville de Paris, qui pose les jalons de la Figuration Narrative face au Pop Art américain. En 1968, il amorce sa célèbre série "Meurtres", où il met en scène sa propre mort ou celle de ses proches dans des compositions fragmentées. Sa première grande exposition personnelle d'envergure a lieu en 1971 au CNAC (Centre national d'art contemporain), consolidant sa place de narrateur visuel de la modernité.
L’œuvre de MONORY se structure autour de séries thématiques explorant les obsessions de l'homme contemporain : la mort, le glamour, la nature sauvage et la technologie. En 1974, il présente la série "Hommage à Caspar David Friedrich", où il confronte le romantisme allemand à l'esthétique froide du XXe siècle. Plus tard, en 1986, il participe à l'exposition « Dix ans de peinture » au Musée d'Art moderne de la Ville de Paris. Ses tableaux intègrent souvent des éléments réels comme des miroirs brisés ou de véritables impacts de balles, renforçant la tension entre l'image peinte et la brutalité du monde physique.
Reconnu internationalement, il bénéficie de nombreuses rétrospectives, notamment à la Fondation Maeght en 2008 et au Musée d'Art contemporain du Val-de-Marne (MAC VAL) en 2015, qui célèbrent la cohérence de son "roman-photo" pictural. Jacques MONORY s'éteint en 2018 à Paris, laissant derrière lui une œuvre immense qui a su capturer l'esprit du temps à travers le prisme d'un bleu électrique et désenchanté. Son héritage demeure celui d'un artiste ayant réussi à réconcilier la peinture classique avec l'imagerie photographique et les codes du film noir.