Né en 1939 à Fontenay-sous-Bois, Christian JACCARD s’inscrit dès les années 1960 dans une démarche singulière qui interroge les limites de la peinture traditionnelle. Après des études à l'École des Beaux-Arts de Bourges, il s'éloigne rapidement du pinceau pour explorer des processus de création liés à la combustion et au marquage thermique. Membre éphémère mais influent de la mouvance Supports/Surfaces, il développe une réflexion sur la trace, l'outil et le support, cherchant à capturer l'énergie même de la matière à travers des rituels de création méticuleux.
Son parcours est marqué par l'invention d'un langage plastique fondé sur le binôme « le Blanc et le Rouge ». À partir de 1970, il commence ses célèbres "calcinations" où il utilise des mèches lentes et des poudres de combustion pour marquer la toile ou le papier de stigmates irréversibles. Parallèlement, il explore le concept des "nœuds", créant des structures textiles complexes qui dialoguent avec l'espace. Ces deux axes de recherche, l'un destructeur par le feu, l'autre constructeur par le lien, définissent une œuvre centrée sur la temporalité et la disparition.
L'artiste a bénéficié d'une reconnaissance institutionnelle précoce et durable. On retient notamment son exposition marquante à l'Abbaye de Sénanque en 1974, ainsi que sa participation remarquée à la Biennale de Paris en 1977. En 1982, le Centre Pompidou lui consacre une exposition personnelle d'envergure, consolidant sa place parmi les figures majeures de l'art contemporain français. Ses interventions se font souvent monumentales, investissant des lieux chargés d'histoire pour y laisser des empreintes éphémères ou pérennes nées de la flamme.
Plus récemment, son travail a continué de rayonner à travers des rétrospectives significatives comme celle du Musée d'Art Moderne et d'Art Contemporain (MAMAC) de Nice en 2002 ou l'exposition « Énergies dissipées » au Domaine de Chaumont-sur-Loire en 2016. En 2021, une importante donation au Centre Pompidou a permis de mettre en lumière la cohérence de son parcours sur plus de six décennies. Toujours actif, Christian JACCARD poursuit ses expérimentations pyrographiques, transformant l'acte de brûler en un geste poétique et métaphysique de révélation.
Né en 1939 à Fontenay-sous-Bois, Christian JACCARD s’inscrit dès les années 1960 dans une démarche singulière qui interroge les limites de la peinture traditionnelle. Après des études à l'École des Beaux-Arts de Bourges, il s'éloigne rapidement du pinceau pour explorer des processus de création liés à la combustion et au marquage thermique. Membre éphémère mais influent de la mouvance Supports/Surfaces, il développe une réflexion sur la trace, l'outil et le support, cherchant à capturer l'énergie même de la matière à travers des rituels de création méticuleux.
Son parcours est marqué par l'invention d'un langage plastique fondé sur le binôme « le Blanc et le Rouge ». À partir de 1970, il commence ses célèbres "calcinations" où il utilise des mèches lentes et des poudres de combustion pour marquer la toile ou le papier de stigmates irréversibles. Parallèlement, il explore le concept des "nœuds", créant des structures textiles complexes qui dialoguent avec l'espace. Ces deux axes de recherche, l'un destructeur par le feu, l'autre constructeur par le lien, définissent une œuvre centrée sur la temporalité et la disparition.
L'artiste a bénéficié d'une reconnaissance institutionnelle précoce et durable. On retient notamment son exposition marquante à l'Abbaye de Sénanque en 1974, ainsi que sa participation remarquée à la Biennale de Paris en 1977. En 1982, le Centre Pompidou lui consacre une exposition personnelle d'envergure, consolidant sa place parmi les figures majeures de l'art contemporain français. Ses interventions se font souvent monumentales, investissant des lieux chargés d'histoire pour y laisser des empreintes éphémères ou pérennes nées de la flamme.
Plus récemment, son travail a continué de rayonner à travers des rétrospectives significatives comme celle du Musée d'Art Moderne et d'Art Contemporain (MAMAC) de Nice en 2002 ou l'exposition « Énergies dissipées » au Domaine de Chaumont-sur-Loire en 2016. En 2021, une importante donation au Centre Pompidou a permis de mettre en lumière la cohérence de son parcours sur plus de six décennies. Toujours actif, Christian JACCARD poursuit ses expérimentations pyrographiques, transformant l'acte de brûler en un geste poétique et métaphysique de révélation.