artiste / artist : Étienne HAJDU (Roumanie, Turda 1907 - France, Bagneux 1996)
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[Étienne HAJDU].
Sculptures.
Périgueux, Musé du Périgord, 2000. |

[Étienne HAJDU].
Bas-reliefs et Hauts-reliefs.
Paris, Louis Carré, 1999. |

[Étienne HAJDU].
Étienne HAJDU.
Angers, Fondation de Coubertin, 1993. |

[Étienne HAJDU].
Dessins.
Paris, Aréa, 1987. |
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[Étienne HAJDU].
Terre cuite et porcelaine.
Bordeaux, Musé Arts Décoratifs, 1979. |

[Étienne HAJDU].
HAJDU.
Paris, MNAM, 1973. |

[Étienne HAJDU].
Étienne HAJDU.
Paris, Arted Editions d'Art, 1972. |

[Étienne HAJDU].
Sculptures. Encres de Chine.
Paris, Galerie Knoedler, 1965. |
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[COLLECTIF].
Cimaise N°62.
Paris, Cimaise, 1962. |
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Né en 1907 à Turda, en Transylvanie, Étienne HAJDU s’installe à Paris en 1927, fuyant un climat politique instable pour rejoindre le centre de la modernité artistique. Il se forme brièvement à l'École des Beaux-Arts et fréquente l'Académie de la Grande Chaumière, où il découvre l'œuvre de Rodin avant de s'en détacher radicalement. Sensible à l'abstraction et aux courants d'avant-garde, il obtient la nationalité française en 1930, marquant le début d'une intégration profonde dans la scène artistique de l’École de Paris.
Son style se cristallise autour d'une quête de légèreté et de rythme, privilégiant des matériaux variés comme le marbre, le bronze, l'aluminium ou le bois. HAJDU se distingue par ses "découpures" et ses reliefs, cherchant à capturer le mouvement et la lumière à travers des formes organiques et fluides. Son œuvre évite la masse pesante pour privilégier des silhouettes arachnéennes ou des surfaces polies qui semblent flotter dans l'espace, témoignant d'une sensibilité poétique unique au sein de la sculpture du XXe siècle.
Le parcours de l'artiste est jalonné de reconnaissances internationales majeures, avec des étapes marquantes telles que sa participation à la Documenta de Cassel en 1959 et à la Biennale de Venise en 1962. Il expose régulièrement à la Galerie Jeanne Bucher, qui soutient son travail dès les années 1940. En 1965, une rétrospective d'envergure lui est consacrée au Musée national d'art moderne à Paris, confirmant son statut de figure incontournable de la sculpture contemporaine.
Jusqu'à sa disparition en 1996, Étienne HAJDU continue d'explorer les frontières entre abstraction et figuration, s'essayant également à l'estampe et au dessin avec la même exigence de pureté. Ses œuvres monumentales intègrent désormais l'espace public et les plus grandes collections mondiales, du Centre Pompidou au MoMA de New York. Son héritage réside dans cette capacité rare à avoir transformé la matière brute en une écriture visuelle d'une élégance et d'une sérénité intemporelles.