artiste : Jean FAUTRIER (France, Paris 1898 - Châtenay-Malabry 1964)
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[Jean FAUTRIER]
Jean FAUTRIER
Paris, RMN, 1996. |

[Jean FAUTRIER]
FAUTRIER
Paris, Editions du Regard, 1990. |

[Jean FAUTRIER]
Jean FAUTRIER
Paris, Galerie Di Meo, 1990. |

[Jean FAUTRIER]
Jean FAUTRIER
Cologne, Galerie Orangerie - Reinz, 1989. |
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[Jean FAUTRIER]
FAUTRIER 1898-1964
Paris, Musée d'art Moderne, 1989. |

[Jean FAUTRIER]
Jean FAUTRIER
Paris, Beaux-Arts Magazine, 1989. |

[Jean FAUTRIER]
Les estampes
Genève, Cabinet des Estampes, 1986. |

[Jean FAUTRIER]
FAUTRIER
Paris, Galerie Di Meo, 1986. |
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[Jean FAUTRIER]
Gemälde, Skulpturen...
Köln, Josef-Haubrich-Kunsthalle, 1980. |

[Jean FAUTRIER]
FAUTRIER
Dusseldorf, Galerie 22, 1959. |

[Jean FAUTRIER]
30 années de figuration informelle
Paris, Galerie Rive Droite, 1957. |

[COLLECTIF]
White and Black
Paris, La Galerie des Deux-Iles, 1948. |
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Né en 1898 à Paris, Jean FAUTRIER est le précurseur de l'art informel et l'un des pionniers de la "haute pâte" en peinture. Après une formation précoce à la Royal Academy de Londres, il revient en France et traverse une période figurative sombre, dite "noire", marquée par une mélancolie profonde. Sa rupture avec le réalisme traditionnel s'opère progressivement, guidée par une recherche obsessionnelle sur la matière, où la distinction entre la figure et le fond commence à s'estomper au profit d'une présence tactile et charnelle de la peinture.
Le tournant majeur de sa carrière se produit durant la Seconde Guerre mondiale avec la création de la série des Otages. Réfugié à la clinique du docteur Le Savoureux à Chatenay-Malabry, il entend les exécutions de prisonniers par la Gestapo dans les bois voisins et transcrit cette horreur par une accumulation d'enduits épais, de pigments et de papier marouflé. En 1945, l'exposition de ces œuvres à la Galerie René Drouin choque et bouleverse le public parisien, imposant une esthétique de la douleur où le corps n'est plus qu'une trace vibrante, à la limite de l'abstraction.
La reconnaissance internationale de Fautrier se cristallise à la fin des années 1950, période durant laquelle il radicalise ses recherches sur la lumière et la texture. En 1960, il partage le Grand Prix de peinture de la Biennale de Venise avec Hans HARTUNG, une consécration qui souligne son influence déterminante sur la scène artistique européenne d'après-guerre. Son travail, soutenu par des intellectuels de premier plan comme André Malraux ou Francis Ponge, s'affirme alors comme une alternative puissante à l'abstraction géométrique et à l'expressionnisme abstrait américain.
Peu avant sa mort en 1964, l'artiste bénéficie d'une ultime célébration d'envergure avec une grande Rétrospective organisée au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris en 1964. Cette exposition souligne la cohérence d'un parcours qui, des natures mortes dépouillées aux compositions quasi abstraites des dernières années, n'a cessé d'interroger la matérialité de l'existence. Aujourd'hui, son œuvre demeure une référence fondamentale pour comprendre le passage de la figuration vers une peinture de l'émotion pure et de la substance.