artiste / artist : Nasser ASSAR (Iran, Téhéran 1928 - France, Paris 2011)
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[Nasser ASSAR].
Hanté par l'invisible.
Paris, Galerie Christophe Gaillard, 2009. |

[Nasser ASSAR].
Les arbres de Nasser ASSAR.
Paris, Galerie Lambert Rouland, 2007. |

[Nasser ASSAR].
Nasser ASSAR.
Paris, Georges Fall, 1984. |

[Nasser ASSAR].
Icones. Peintures récentes.
Paris, Galerie de Bellechasse, 1979. |
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[Nasser ASSAR].
Peintures.
Paris, Galerie de Bellechasse, 1975. |

[COLLECTIF].
Neuf peintres.
Nantes, Galerie Argos, 1964. |

[COLLECTIF].
Cimaise N°65.
Paris, Cimaise, 1963. |
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Né à Téhéran en 1928, Nasser ASSAR grandit dans un milieu cultivé avant de s'installer à Paris en 1953. Bien qu'il ait étudié aux Beaux-Arts de Téhéran, c'est au contact de la scène parisienne qu'il forge son identité artistique. Refusant l'étiquette de l'exotisme, il s'intègre au mouvement de l'Abstraction lyrique tout en conservant une approche philosophique singulière, nourrie par la poésie persane et la pensée soufie, qu'il cherche à transcrire dans un langage pictural universel.
Son œuvre se distingue par une économie de moyens et une recherche de la lumière intérieure. Dans ses premières périodes, il privilégie une peinture gestuelle où le signe, proche de la calligraphie mais dépourvu de signification textuelle, devient le sujet principal. Ses toiles, souvent réalisées dans des tons monochromes ou des camaïeux de gris et de terres, explorent le vide et le plein, créant des espaces de méditation où la matière semble se diluer pour ne laisser place qu'à l'essentiel.
À partir des années 1970, son travail évolue vers une figuration allusive, notamment à travers le thème du paysage. Ses arbres et ses montagnes ne sont pas des reproductions de la nature, mais des évocations spirituelles de la présence au monde. Admiré par de nombreux écrivains et poètes comme Yves Bonnefoy ou Herbert Read, ASSAR conçoit la peinture comme un prolongement de la poésie, une quête de silence et de sérénité face au tumulte de la modernité.
Nasser ASSAR a exposé dans les plus grandes galeries européennes et ses œuvres figurent dans d'importantes collections publiques, notamment au Musée d'Art Moderne de Paris. Jusqu'à sa mort en 2011, il a poursuivi une voie solitaire et exigeante, loin des modes passagères. Son héritage réside dans cette capacité rare à avoir opéré une synthèse parfaite entre la profondeur spirituelle de l'Orient et la liberté formelle de l'Occident, faisant de lui un "peintre du dépassement".