artiste / artist : Eduardo ARROYO (Espagne, Madrid 1937-2018)
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[Eduardo ARROYO].
La parole est à la peinture.
Paris, Galerie Louis Carré, 2014. |

[Eduardo ARROYO].
Esculturas 1973-2012.
Malaga, CAC, 2013. |

[Eduardo ARROYO].
La lutte de Jacob et l'Ange.
Paris, Galerie Louis Carré, 2012. |

[Eduardo ARROYO].
Collection printemps ... hiver.
Paris, Galerie Louis Carré, 2010. |
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[Eduardo ARROYO].
Correspondances
Paris, Galerie Louis Carré, 2008. |

[Eduardo ARROYO].
Papiers (1960-2005).
Paris, Galerie Louis Carré, 2005. |

[Eduardo ARROYO].
Peintures récentes.
Paris, Galerie Louis Carré, 2003. |

[Eduardo ARROYO].
Peintures récentes.
Paris, Galerie Louis Carré, 1999. |
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[Eduardo ARROYO].
Knock-out (1969-1996).
Lausanne, Musé Olympique, 1997. |

[Eduardo ARROYO].
Suite Senefelder and Co.
Lausanne, Musé Olympique, 1997. |

[Eduardo ARROYO].
Olii, disegni, collages, sculture.
Milano, Galeria San Carlo, 1992. |

[Eduardo ARROYO].
MALAKOFF. Tableaux 1987-1988.
Paris, Galerie de France, 1988. |
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[Eduardo ARROYO].
Lithographies, Gravures et Sculptures.
Paris, Editions Berggruen & Cie, 1989. |

[Eduardo ARROYO].
Maitres graveurs
contemporains.
Paris, Editions Berggruen & Cie, 1988. |

[Eduardo ARROYO].
Eduardo ARROYO.
Paris, Flammarion, 1982. |

[Eduardo ARROYO].
Eduardo ARROYO.
Paris, Centre Georges Pompidou, 1982. |
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[COLLECTIF].
Cimaise N°160.
Paris, Cimaise, 1982. |

[COLLECTIF].
Cimaise N°133-134.
Paris, Cimaise, 1977. |

[Eduardo ARROYO].
ARROYO MALAKOFF.
Frankfurt, Frankfurter Kunstverein, 1971. |
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Né à Madrid en 1937, Eduardo ARROYO fuit l'Espagne franquiste en 1958 pour s'installer à Paris, où il commence une carrière de journaliste avant de se consacrer pleinement à la peinture. Marqué par son exil, il devient l'un des piliers de la Figuration narrative aux côtés de Gilles AILLAUD et Antonio RECALCATI. Son art est d'emblée une arme politique, une remise en question féroce du pouvoir et de l'histoire, portée par une ironie mordante et un sens aigu de la mise en scène.
Son style se caractérise par des aplats de couleurs franches, des formes cernées et une clarté visuelle héritée de l'affiche et de la caricature. ARROYO détourne les icônes de la culture populaire et de l'histoire de l'art pour construire des récits critiques. Ses œuvres sont peuplées de personnages récurrents — boxeurs, ramoneurs, dictateurs ou figures littéraires — qu'il place dans des contextes absurdes ou tragiques pour dénoncer l'oppression et la médiocrité intellectuelle.
L'artiste ne se contente pas de la toile et déploie son talent dans la littérature, la gravure et surtout le décor de théâtre, collaborant régulièrement avec le metteur en scène Klaus Michael Grüber. Il est connu pour ses provocations célèbres, comme ses parodies des maîtres de l'art moderne (Duchamp, Miró), qu'il jugeait parfois déconnectés des réalités sociales. Pour lui, la peinture doit être "littéraire" et engagée, capable de raconter une histoire tout en frappant l'esprit par son efficacité graphique.
Après la chute de Franco, Eduardo ARROYO retrouve une place centrale en Espagne tout en restant une figure incontournable de la scène parisienne. Lauréat du Prix National des Arts Plastiques en 1982, il poursuit son œuvre avec une verve intacte jusqu'à sa mort à Madrid en 2018. Il laisse l'image d'un "peintre d'histoires" érudit et rebelle, dont le travail a prouvé que la figuration pouvait être à la fois moderne, élégante et profondément subversive.