Né en 1935 à Sacramento, en Californie, Mel RAMOS étudie l'art sous la direction de Wayne Thiebaud, qui l'encourage à explorer des sujets issus de la culture populaire. Ses premières œuvres, au début des années 1960, sont consacrées aux super-héros de bandes dessinées comme Batman ou Wonder Woman, peints avec une touche épaisse encore proche de l'expressionnisme. En 1963, il participe à l'exposition fondatrice Pop Goes the East au Contemporary Arts Museum de Houston, s'affirmant d'emblée comme l'un des piliers californiens du Pop Art, aux côtés de figures comme Ed RUSCHA.
Dès 1964, RAMOS trouve son style définitif en fusionnant deux icônes de la consommation américaine : le produit manufacturé et la "pin-up". Il commence ses séries célèbres où des femmes dénudées, au traitement lisse et publicitaire, posent de manière provocante avec des objets géants (paquets de cigarettes, barres chocolatées ou bouteilles de soda). En 1965, sa participation à l'exposition The Arena of Love à la Galerie Dwan de Los Angeles suscite la polémique, son travail étant perçu par certains comme une satire de la publicité et par d'autres comme une simple célébration du désir masculin.
Au cours des années 1970, l'artiste élargit sa pratique en réinterprétant les chefs-d'œuvre de l'histoire de l'art à travers le prisme Pop. Dans sa série Unfinished Paintings entamée en 1978, il remplace les modèles de peintres classiques comme Ingres, Manet ou Modigliani par ses propres pin-ups contemporaines. En 1977, une importante rétrospective lui est consacrée à l'Oakland Museum of California, consolidant sa réputation d'observateur lucide et ironique de la "société du spectacle", où l'érotisme est utilisé comme un outil marketing banalisé.
Durant les dernières décennies de sa carrière, Mel RAMOS bénéficie d'une reconnaissance institutionnelle croissante en Europe, notamment en Allemagne et en Autriche. En 2010, le Musée Albertina de Vienne organise une grande exposition pour son 75e anniversaire, mettant en lumière la technicité irréprochable de son œuvre et sa constance thématique. Jusqu'à sa mort en 2018, il continue de décliner ses nus publicitaires et ses sculptures en émail ou en résine. Il laisse derrière lui une œuvre qui, sous une apparence de légèreté, interroge la manière dont la culture de masse transforme le corps humain en un objet de consommation comme les autres.
Né en 1935 à Sacramento, en Californie, Mel RAMOS étudie l'art sous la direction de Wayne Thiebaud, qui l'encourage à explorer des sujets issus de la culture populaire. Ses premières œuvres, au début des années 1960, sont consacrées aux super-héros de bandes dessinées comme Batman ou Wonder Woman, peints avec une touche épaisse encore proche de l'expressionnisme. En 1963, il participe à l'exposition fondatrice Pop Goes the East au Contemporary Arts Museum de Houston, s'affirmant d'emblée comme l'un des piliers californiens du Pop Art, aux côtés de figures comme Ed RUSCHA.
Dès 1964, RAMOS trouve son style définitif en fusionnant deux icônes de la consommation américaine : le produit manufacturé et la "pin-up". Il commence ses séries célèbres où des femmes dénudées, au traitement lisse et publicitaire, posent de manière provocante avec des objets géants (paquets de cigarettes, barres chocolatées ou bouteilles de soda). En 1965, sa participation à l'exposition The Arena of Love à la Galerie Dwan de Los Angeles suscite la polémique, son travail étant perçu par certains comme une satire de la publicité et par d'autres comme une simple célébration du désir masculin.
Au cours des années 1970, l'artiste élargit sa pratique en réinterprétant les chefs-d'œuvre de l'histoire de l'art à travers le prisme Pop. Dans sa série Unfinished Paintings entamée en 1978, il remplace les modèles de peintres classiques comme Ingres, Manet ou Modigliani par ses propres pin-ups contemporaines. En 1977, une importante rétrospective lui est consacrée à l'Oakland Museum of California, consolidant sa réputation d'observateur lucide et ironique de la "société du spectacle", où l'érotisme est utilisé comme un outil marketing banalisé.
Durant les dernières décennies de sa carrière, Mel RAMOS bénéficie d'une reconnaissance institutionnelle croissante en Europe, notamment en Allemagne et en Autriche. En 2010, le Musée Albertina de Vienne organise une grande exposition pour son 75e anniversaire, mettant en lumière la technicité irréprochable de son œuvre et sa constance thématique. Jusqu'à sa mort en 2018, il continue de décliner ses nus publicitaires et ses sculptures en émail ou en résine. Il laisse derrière lui une œuvre qui, sous une apparence de légèreté, interroge la manière dont la culture de masse transforme le corps humain en un objet de consommation comme les autres.