artiste / artist : Roberto Sebastian MATTA (Chili, Santiago 1911 - Italie, Civitavecchia 2002) - Site officiel
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[COLLECTIF].
Hors des doctes ténèbres.
Paris, Galerie Thessa Herold, 1999. |

[Roberto MATTA].
O tableau noir.
Paris, Galerie de France, 1988. |

[Roberto Sebastian MATTA].
Entretiens Morphologiques.
London, Sistan, 1987. |

[MABILLE, MATTA, BOISROND].
CARGO IV.
Paris, Atelier Bordas, 1984. |
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[Roberto Sebastian MATTA].
Point d'appui.
Paris, Galerie Samy Kinge, 1984. |

[COLLECTIF].
XXème Siècle - N°46.
Paris, XXème Siècle, 1976. |

[Roberto Sebastian MATTA].
MATTA.
Paris, Galerie Iolas, 1975. |

[COLLECTIF, Roberto MATTA].
Maitres graveurs contemporains.
Paris, Berggruen & Cie, 1972. |
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[Roberto Sebastian MATTA].
Le honni aveuglant.
Paris, Galerie Alexandre Iolas, 1966. |

[Roberto Sebastian MATTA].
Peintures. Dessins.
Genève, Iolas et Engelberts, 1963. |

[Roberto Sebastian MATTA].
Choix de peintures et dessins.
Paris, Galerie du Dragon, 1963. |

[Roberto Sebastian MATTA].
Mostra personale.
Milano, Galleria Schwarz, 1963. |
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[Roberto Sebastian MATTA].
Sculptures de MATTA.
Paris, Galerie du Dragon, (circa 1960). |

[Roberto MATTA].
Peintures récentes.
Paris, Galerie du Dragon, 1958. |

[Roberto Sebastian MATTA].
MATTA.
New York, MoMA, 1957. |

[Roberto Sebastian MATTA].
MATTA.
Paris, Galerie René Drouin, 1949. |
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[Roberto Sebastian MATTA].
Paintings.
New York, Pierre Matisse Gallery, 1947. |
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D'origine chilienne, Roberto Sebastian MATTA naît à Santiago en 1911 et commence par étudier l'architecture avant de s'installer à Paris en 1933 pour travailler dans l'atelier de Le Corbusier. C’est au fil de ses voyages en Europe qu’il s’éloigne de l’architecture pour la peinture, encouragé par sa rencontre déterminante avec Federico García Lorca puis Salvador Dalí. En 1937, il rejoint officiellement le groupe surréaliste d'André Breton, apportant un souffle nouveau au mouvement avec ses « Morphologies psychologiques », des œuvres explorant les paysages intérieurs de l'esprit à travers des formes fluides et des espaces multidimensionnels.
Fuyant la Seconde Guerre mondiale, MATTA s'exile à New York en 1939, où il devient une figure de proue pour la future génération de l'Expressionnisme abstrait américain, influençant de jeunes peintres comme Jackson POLLOCK ou Arshile GORKY. En 1942, il bénéficie de sa première exposition personnelle d'envergure à la Galerie Pierre Matisse de New York, marquant son empreinte sur la scène internationale. Son œuvre évolue alors vers une dimension plus cosmique et technologique, peuplée de créatures hybrides et de structures architecturales éclatées qui traduisent les tensions de l'ère atomique.
De retour en Europe à la fin des années 1940, l'artiste rompt temporairement avec le groupe surréaliste pour s'engager plus directement dans des thématiques politiques et sociales, sans jamais sacrifier son univers onirique. Sa renommée est consacrée par une importante rétrospective au Museum of Modern Art (MoMA) de New York en 1957, suivie d’une autre grande exposition au Moderna Museet de Stockholm en 1959. Installé entre la France et l'Italie, il continue de créer des formats monumentaux, comme les fresques qu'il réalise pour le siège de l'UNESCO à Paris en 1958, affirmant sa volonté d'intégrer l'art dans l'espace public.
Durant les dernières décennies de sa vie, MATTA multiplie les expérimentations, touchant à la gravure, à la sculpture et même aux premières technologies numériques. En 1985, le Centre Pompidou à Paris lui consacre une immense rétrospective, célébrant l'ampleur d'une œuvre qui a su lier le surréalisme historique aux préoccupations métaphysiques du XXe siècle. Lauréat du prestigieux prix Praemium Imperiale en 1995, il s'éteint en 2002 à Civitavecchia, en Italie, reconnu comme l'un des artistes les plus visionnaires de son temps, ayant réussi la synthèse entre l'exploration de l'inconscient et la conscience du monde.