Alfred MANESSIER, né le 5 décembre 1911 à Saint-Ouen dans la Somme et mort le 1er août 1993 à Orléans, est un peintre, lithographe et créateur de vitraux français, considéré comme l'un des maîtres de la Nouvelle École de Paris. Après avoir entamé des études d'architecture aux Beaux-Arts de Paris, il choisit de se consacrer pleinement à la peinture et fréquente l'Académie Ranson au début des années 1930. Ses premières recherches oscillent entre surréalisme et cubisme, mais sa participation en 1941 à l'exposition historique des « Vingt jeunes peintres de tradition française » marque un tournant majeur vers le renouveau de l'art moderne sous l'Occupation.
L'année 1943 marque une rupture esthétique et spirituelle définitive lors d'une retraite à la trappe de Soligny-la-Trappe. Touché par la ferveur mystique, son travail s'oriente vers une abstraction lyrique imprégnée de sacré, où la lumière devient le véhicule de l'émotion et de la foi. Dès lors, ses toiles aux structures cloisonnées évoquent souvent des thèmes religieux ou des paysages transfigurés, comme en témoignent ses œuvres présentées lors de sa première exposition personnelle d'envergure à la Galerie René Drouin en 1949.
Sa reconnaissance internationale s'accélère au cours des décennies suivantes grâce à l'obtention de distinctions prestigieuses. En 1953, il reçoit le Premier Prix de peinture à la Biennale de São Paulo, suivi en 1955 par le Grand Prix de l'exposition Documenta I à Cassel. La consécration suprême intervient en 1962, lorsqu'il est sacré Grand Prix de peinture à la Biennale de Venise, affirmant son statut de figure de proue de l'art non figuratif européen. Durant cette période, les musées du monde entier, de Paris à New York, commencent à intégrer ses chefs-d'œuvre à leurs collections permanentes.
Parallèlement à son travail sur toile, MANESSIER déploie son génie dans le domaine de l'art monumental, se tournant massivement vers la création de vitraux, de tapisseries et de décors de théâtre. Parmi ses réalisations les plus célèbres figurent les vitraux de l'église d'Asfeld en 1956, ceux de la cathédrale de Fribourg en Suisse au cours des années 1970, ou encore l'immense ensemble de l'église du Saint-Sépulcre d'Abbeville, achevé l'année de sa mort en 1993. En 1992, une grande rétrospective nationale au Grand Palais à Paris est venue célébrer l'ensemble de son œuvre, témoignant de la profonde empreinte poétique et humaniste qu'il a laissée dans l'histoire de l'art du XXe siècle.
Alfred MANESSIER, né le 5 décembre 1911 à Saint-Ouen dans la Somme et mort le 1er août 1993 à Orléans, est un peintre, lithographe et créateur de vitraux français, considéré comme l'un des maîtres de la Nouvelle École de Paris. Après avoir entamé des études d'architecture aux Beaux-Arts de Paris, il choisit de se consacrer pleinement à la peinture et fréquente l'Académie Ranson au début des années 1930. Ses premières recherches oscillent entre surréalisme et cubisme, mais sa participation en 1941 à l'exposition historique des « Vingt jeunes peintres de tradition française » marque un tournant majeur vers le renouveau de l'art moderne sous l'Occupation.
L'année 1943 marque une rupture esthétique et spirituelle définitive lors d'une retraite à la trappe de Soligny-la-Trappe. Touché par la ferveur mystique, son travail s'oriente vers une abstraction lyrique imprégnée de sacré, où la lumière devient le véhicule de l'émotion et de la foi. Dès lors, ses toiles aux structures cloisonnées évoquent souvent des thèmes religieux ou des paysages transfigurés, comme en témoignent ses œuvres présentées lors de sa première exposition personnelle d'envergure à la Galerie René Drouin en 1949.
Sa reconnaissance internationale s'accélère au cours des décennies suivantes grâce à l'obtention de distinctions prestigieuses. En 1953, il reçoit le Premier Prix de peinture à la Biennale de São Paulo, suivi en 1955 par le Grand Prix de l'exposition Documenta I à Cassel. La consécration suprême intervient en 1962, lorsqu'il est sacré Grand Prix de peinture à la Biennale de Venise, affirmant son statut de figure de proue de l'art non figuratif européen. Durant cette période, les musées du monde entier, de Paris à New York, commencent à intégrer ses chefs-d'œuvre à leurs collections permanentes.
Parallèlement à son travail sur toile, MANESSIER déploie son génie dans le domaine de l'art monumental, se tournant massivement vers la création de vitraux, de tapisseries et de décors de théâtre. Parmi ses réalisations les plus célèbres figurent les vitraux de l'église d'Asfeld en 1956, ceux de la cathédrale de Fribourg en Suisse au cours des années 1970, ou encore l'immense ensemble de l'église du Saint-Sépulcre d'Abbeville, achevé l'année de sa mort en 1993. En 1992, une grande rétrospective nationale au Grand Palais à Paris est venue célébrer l'ensemble de son œuvre, témoignant de la profonde empreinte poétique et humaniste qu'il a laissée dans l'histoire de l'art du XXe siècle.