artiste / artist : Fernand LÉGER (France, Argentan 1881 - Gif-sur-Yvette 1955)
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[Fernand LÉGER].
Fernand LÉGER.
Paris, Centre Pompidou, 1997. |

[Fernand LÉGER].
Etudes et tableaux.
Paris, Galerie Leiris, 1990. |

[Fernand LÉGER].
LÉGER.
Paris, Galerie Maeght, 1986. |

[Fernand LÉGER].
55 oeuvres 1913-1953.
Paris, Galerie Leiris, 1985. |
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[Fernand LEGER].
La poésie de
l'objet 1928-1934.
Paris, Centre Pompidou, 1981. |

[CONSTRUCTIVISME - ART CONCRET].
Aspects historiques ...
Paris, Musé d'Art Moderne, 1977. |

[COLLECTIF].
Hommage à Fernand LÉGER.
Paris, XXème Siècle, 1971. |

[Fernand LÉGER].
Fernand LÉGER.
Paris, RMN, 1971. |
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[Fernand LÉGER].
Dessins.
Paris, Claude Bernard, 1970. |

[COLLECTIF].
XXème Siècle - N°33.
Paris, XXème Siècle, 1969. |

[Fernand LÉGER].
Hommage à Fernand LÉGER.
Paris, Galerie Maeght, 1955. |

[Fernand LÉGER].
Oeuvres d'Amériques 1940-1945.
Paris, Galerie Louis Carré, 1946. |
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[Fernand LÉGER].
Peintures antérieures à 1940.
Paris, Galerie Louis Carré, 1945. |
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Né en 1881 à Argentan, en Normandie, Fernand LÉGER commence sa vie professionnelle comme apprenti architecte avant de s'installer à Paris en 1900. Après avoir échoué au concours des Beaux-Arts, il étudie de manière indépendante et subit le choc esthétique de la rétrospective de CÉZANNE en 1907. Sa rupture avec l'impressionnisme est consommée dès 1909 avec Nus dans la forêt, où il fragmente les formes en volumes géométriques. Cette esthétique singulière, qualifiée ironiquement de « tubisme », le place au cœur de l'avant-garde cubiste, qu'il expose dès 1911 au Salon des Indépendants aux côtés de GLEIZES et METZINGER.
L'expérience traumatisante de la Première Guerre mondiale, où il sert comme brancardier, transforme radicalement sa vision de l'art. Ébloui par la précision de la culasse d'un canon au soleil, il développe une fascination pour l'esthétique machine et l'objet industriel. À son retour, il entame sa « période mécanique », illustrée par son chef-d’œuvre La Ville en 1919. En 1924, il repousse les limites de la peinture en réalisant Le Ballet mécanique, un film expérimental sans scénario qui magnifie les objets et les rythmes urbains, affirmant son rôle de pionnier de la modernité visuelle.
Durant les années 1930, LÉGER s'engage politiquement et s'intéresse à l'art mural pour le plus grand nombre. Il participe à l'Exposition internationale de 1937 à Paris avec des compositions monumentales, prônant un art accessible et social. Contraint à l'exil aux États-Unis durant la Seconde Guerre mondiale, il est fasciné par le gigantisme de New York et les néons publicitaires. C'est là qu'il conçoit ses séries de « Plongeurs » et développe le concept de la « couleur libre », où les plages colorées se détachent des contours noirs des figures, une innovation qu'il présente lors d'expositions majeures à son retour en France en 1945.
Au soir de sa vie, l'artiste se consacre à de grands projets décoratifs et à des thématiques populaires comme le cirque ou les loisirs ouvriers, aboutissant à sa célèbre série des Constructeurs en 1950. Il explore de nouveaux supports tels que la tapisserie, le vitrail et la céramique, notamment pour l'église du Plateau d'Assy. En 1955, peu avant sa mort, il reçoit le Grand Prix de la Biennale de Venise pour l'ensemble de son œuvre. Fernand LÉGER laisse derrière lui l'image d'un peintre humaniste qui a su réconcilier l'homme et la machine, célébrant la beauté du monde moderne à travers un langage plastique robuste et universel.