artiste / artist : Jean Le GAC (France, Alès 1936 - Neuilly-sur-Seine 2025)
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[Jean LE GAC].
... le Musé Jean LE GAC.
FRAC Bretagne, 2004. |

[Jean LE GAC].
Le peintre des salutations.
Nimègue, Uitgeverij SUN, 2002. |

[COLLECTIF].
Artstudio N°21.
Paris, Artstudio, 1991. |

[Jean LE GAC].
Le peintre blessé.
Paris, Éditions Galilée, 1988. |
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[COLLECTIF].
Artstudio N°5.
Paris, Artstudio, 1987. |

[Jean LE GAC].
Jean LE GAC.
Vence, Galerie Catherine Issert, 1986. |

[Jean LE GAC].
"Un peintre de rêve".
Paris, ARC MAM, 1984. |

[COLLECTIF].
ARTISTES N°22-23.
Paris, Artistes, 1984. |
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[Jean LE GAC].
Jean LE GAC.
Paris, Art Press, 1984. |

[Jean LE GAC].
« Point de Vue ».
Calais, Centre Culturel, 1983. |

[Jean LE GAC].
Le délassement du Peintre.
Musé de Toulon, 1982. |

[Jean LE GAC].
Jean LE GAC.
Musé des beaux-Arts de Dijon, 1980. |
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[Jean Le GAC].
Le Peintre exposition romancée.
Paris, Centre Pompidou, 1978. |

[COLLECTIF].
12 x 1.
Bruxelles, Europalia 75, 1975. |

[COLLECTIF].
CHORUS 10. Avenue de Clichy.
Paris, Revue Chorus, avril 1973. |

[COLLECTIF].
CHORUS 8/9. Vivre.
Paris, Revue Chorus, septembre 1972. |
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[Jean LE GAC].
Le récit.
Hamburg, Edition Hossmann, 1972. |
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Né en 1936 à Tamaris, dans le Gard, Jean LE GAC suit une formation de professeur de dessin avant de s'installer à Paris. À la fin des années 1960, insatisfait par la peinture traditionnelle, il s'éloigne de la pratique du chevalet pour se consacrer à une démarche conceptuelle. En 1969, il se fait remarquer avec ses "Envois", des brochures envoyées par la poste relatant ses activités. Il devient alors l'une des figures centrales de l'Art Narratif, mouvement qui réintroduit le récit dans l'art contemporain en utilisant la photographie et le texte comme supports principaux.
Dès 1972, sa participation à la documenta 5 de Cassel, sous la direction d'Harald Szeemann, consacre sa démarche au niveau international. Il y expose les prémices de son œuvre-vie : les chroniques d'un "Peintre" fictif dont il raconte les aventures imaginaires. Ses installations, composées de photographies souvent banales accompagnées de textes dactylographiés, brouillent les pistes entre la biographie réelle de l'artiste et la fiction romanesque. En 1978, le Centre Pompidou lui consacre une exposition personnelle importante, scellant son statut d'explorateur des mécanismes de la création.
Dans les années 1980, Jean LE GAC opère un retour surprenant à la peinture et au dessin, mais sans abandonner le récit. Il intègre des illustrations inspirées de la littérature populaire, des romans d'aventures de son enfance ou des bandes dessinées. En 1984, il présente au Festival d'Automne à Paris des œuvres où le pastel et le fusain se mêlent à des objets (projecteurs, valises). Cette période, marquée par une rétrospective au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris en 1986, souligne sa volonté de réhabiliter la figure du "peintre de genre" tout en conservant une distance ironique et mélancolique.
Au cours des décennies suivantes, l'artiste continue de construire sa mythologie personnelle à travers des cycles monumentaux. En 1998, une exposition à la Villa Tamaris, sur ses terres natales, rend hommage à la persistance de ses thèmes fétiches : la quête de l'image et la mise en scène de l'artiste en explorateur. En 2010, le Musée de l'Abbaye Sainte-Croix des Sables-d'Olonne retrace son parcours, montrant comment il a su transformer le doute sur la finalité de l'art en une œuvre foisonnante. Toujours actif, Jean LE GAC demeure ce "peintre qui ne peint pas" mais qui raconte, avec une poésie unique, l'impossibilité de saisir le réel.