artiste / artist : Robert JACOBSEN (Danemark, Copenhague 1912 - Egtved 1993)
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[Robert JACOBSEN].
Robert JACOBSEN Ny Glaskunst.
Danemark, Edition Hebsgaard, 1991. |

[COLLECTIF].
Cimaise N°208.
Paris, Cimaise, 1990. |

[Robert JACOBSEN].
Stenskulptur 1940-1947.
Ny Carlsberg Glyptotek, 1987. |

[PEDERSEN, JACOBSEN, BIRKEMOSE].
FIAC 87.
Copenhague, Galerie Birch, 1987. |
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[COLLECTIF].
Cimaise N°177.
Paris, Cimaise, 1985. |

[Robert JACOBSEN].
Robert JACOBSEN.
Kolding, 1982. |

[Robert JACOBSEN].
Sophienholm.
Lyngby-Taarbæk Kommune, 1982. |

[COLLECTIF].
COBRA 1948 - 1951.
Paris, Musé d'Art Moderne, 1982. |
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[Robert JACOBSEN].
Verden.
Arhus, KunstMuseum, 1978. |

[Robert JACOBSEN].
Robert JACOBSEN.
Listasafn Islands, 1977. |

[COLLECTIF].
Cimaise N°58.
Paris, Cimaise, 1962. |

[COLLECTIF].
Le Mouvement.
Paris, Galerie Denise René, 1955. |
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[COLLECTIF].
Tendances de l'Art Abstrait.
Paris, Galerie Denise René, 1948. |
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Né en 1912 à Copenhague, Robert JACOBSEN est un sculpteur et peintre autodidacte qui a profondément marqué l'art abstrait européen. Il commence sa carrière dans les années 1930 en taillant le bois et la pierre, créant des figures fantastiques surnommées « créatures mythiques » (Fabeldyr). Mobilisé par une soif de renouveau après la Seconde Guerre mondiale, il s'installe à Paris en 1947 grâce à une bourse du gouvernement français, marquant le début d'une période d'exil créatif de plus de vingt ans où il se lie d'amitié avec des artistes comme Richard MORTENSEN et rejoint l'avant-garde parisienne.
C'est à Paris que JACOBSEN opère un tournant radical en adoptant le fer comme matériau de prédilection, ce qui lui vaudra le surnom affectueux de « Gros Robert ». Sous l'égide de la galerie Denise René, où il expose dès 1948, il devient l'un des pionniers de la sculpture abstraite géométrique et constructive. Ses œuvres, réalisées à partir de ferrailles soudées et martelées, jouent sur le contraste entre la densité du métal et la légèreté du vide, transformant la matière brute en de véritables architectures spatiales d'une grande poésie visuelle.
La consécration internationale arrive avec le Grand Prix de sculpture à la Biennale de Venise en 1966, une distinction qui assoit définitivement son influence sur la scène mondiale. Parallèlement à sa création, il transmet son savoir en tant que professeur à l'Académie des Beaux-Arts de Munich de 1962 à 1982. Ses expositions se multiplient dans les plus grandes institutions, notamment au Stedelijk Museum d'Amsterdam ou au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris, témoignant de l'importance de son travail sur le volume et la polychromie qu'il introduit pour dynamiser ses structures métalliques.
De retour au Danemark en 1969, il se consacre à des projets monumentaux, dont le célèbre parc de sculptures de la gravière de Tørskind entrepris dans les années 1980. Son héritage est aujourd'hui pérennisé par le prestigieux prix Robert JACOBSEN de la Fondation Würth, créé après sa disparition en 1993, et par le design de la statuette des « Robert », l'équivalent danois des César. Jusqu'à la fin de sa vie, JACOBSEN est resté fidèle à sa philosophie : ne pas « broder » d'histoires inutiles, mais laisser la forme et l'espace dialoguer à travers la rigueur du fer.