artiste / artist : Isidore ISOU (Isidor Goldstein : Roumanie, Botosani 1925 - France, Paris 2007) LETTRISME
|
 |
| |

[Isidore ISOU].
Dialogue avec Rembrandt.
Paris, Galerie Rambert, 1990. |

[Isidore ISOU].
Reliefs.
Paris, Galerie Michel Broomhead, 1989. |

[Isidore ISOU].
La Méca-Esthétique (1944-1987).
Paris, Galerie de Paris, 1987. |

[LETTRISME].
Le Lettrisme : Les débuts 1944/1966.
Paris, Galerie Rambert, 1987. |
 |

[LETTRISME / SIGNISME].
1er Salon La Lettre et Le Signe.
Paris, Association internationale, 1978. |

[LETTRISME].
Lettrisme et Hypergraphie.
Paris, Georges Fall Editeur, 1972. |

[COLLECTIF].
Lettrisme et Hypergraphie.
Paris, Galerie Stadler, 1969. |

[COLLECTIF].
Lettrisme et Hypergraphie.
Paris, Galerie Stadler, 1964. |
 |
|
|
|
| |
|
Né en 1925 en Roumanie sous le nom d'Ioan-Isidor Goldstein, Isidore ISOU arrive à Paris en 1945 avec l'ambition de révolutionner la culture européenne. Jeune prodige provocateur, il fonde le Lettrisme, un mouvement d'avant-garde qui prône la déconstruction du langage en ses éléments premiers : les lettres et les signes. Dès 1946, il impose sa présence lors de la première du Vieux-Colombier, où il interrompt une lecture de Tristan Tzara pour proclamer la naissance de son mouvement, marquant ainsi son entrée fracassante sur la scène artistique parisienne.
Sa reconnaissance officielle débute véritablement avec la publication de son ouvrage théorique majeur, Introduction à une nouvelle poésie et à une nouvelle musique, chez Gallimard en 1947. ISOU ne se limite pas à la littérature et s'attaque au septième art avec son film expérimental Traité de bave et d'éternité, présenté en marge du Festival de Cannes en 1951. Ce film, qui utilise la technique du "cinéma discrépant" en séparant l'image du son, choque le public mais remporte le Prix de l'Avant-Garde, influençant durablement les futurs cinéastes de la Nouvelle Vague.
Dans les années 1960 et 1970, ISOU décline le lettrisme dans tous les domaines du savoir, de l'économie à la peinture, à travers le concept de " la mécagraphie" et de "l'hypergraphie". Il expose régulièrement à la Galerie Stadler à Paris, notamment en 1961 et 1964, où il présente des œuvres intégrant des alphabets imaginaires et des signes cryptiques. Son influence s'étend également à la politique lors des événements de Mai 68, où ses théories sur le "soulèvement de la jeunesse" trouvent un écho particulier parmi les étudiants contestataires.
La fin de son parcours est marquée par de grandes rétrospectives qui consacrent son rôle de théoricien visionnaire, comme celle organisée au Centre Pompidou en 1987 ou au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris. Malgré une santé déclinante, il continue de produire et de diriger son mouvement jusqu'à sa mort à Paris en 2007. Isidore ISOU laisse derrière lui une œuvre colossale et encyclopédique, restée fidèle à sa volonté initiale de "créer un monde neuf" par la destruction et la reconstruction systématique des signes de notre civilisation.