artiste / artist : DADO Miodrag Djuric (Yougoslavie, Cetinje 1933 - France, Pontoise 2010) |
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[DADO].
La Chapelle Saint-Luc.
Paris, Galerie Alain Margaron, 2002. |

[DADO].
Gravures 1967/1997.
Villefranche-de-Rouergue, 1997. |

[DADO].
Oeuvres récentes.
Monténégro, Biennale de Cétinié, 1996. |

[DADO].
Travaux récents.
Rodez, Musé Denys Puech, 1994. |
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[COLLECTIF].
L'Oeuf sauvage 6.
Paris, Editions Pleine Marge, 1992. |

[DADO].
L'exaspération du trait.
Paris, Centre Pompidou, 1981. |

[DADO].
Gravures peintes à la gouache.
Paris, Galerie Isy Brachot, 1979. |

[DADO].
Peintures récentes.
Paris, Galerie Jeanne Bucher, 1973. |
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[COLLECTIF].
Cimaise N°102.
Paris, Cimaise, 1971. |

[DADO].
DADO.
Paris, CNAC, 1970. |

[COLLECTIF].
Quadrum N°10.
Bruxelles, A.D.A.C., 1961. |
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Miodrag Djuric, dit DADO, né en 1933 à Cetinje au Monténégro, est l'un des peintres les plus singuliers de la seconde moitié du XXe siècle. Après des études d'art à Herceg Novi puis à Belgrade, il s'installe à Paris en 1956. Remarqué par Jean DUBUFFET, qui le présente au marchand d'art Daniel Cordier, il s'établit rapidement dans un ancien moulin à Hérouval, en Normandie. Ce lieu devient le sanctuaire de sa création, où il développe un univers fantastique peuplé de créatures hybrides et de paysages tourmentés.
Son œuvre se distingue par une maîtrise technique exceptionnelle mise au service d'une esthétique de la décomposition et de l'organique. À travers ses peintures, dessins et gravures, DADO explore les traumatismes de l'histoire et les fragilités du corps humain. Ses compositions, souvent monumentales, fourmillent de détails anatomiques précis, de membres atrophiés et de figures oscillant entre la naissance et la putréfaction, créant un dialogue permanent entre la beauté formelle et l'horreur du sujet.
Le parcours de l'artiste est jalonné de moments forts sur la scène internationale. Dès 1958, il bénéficie de sa première exposition personnelle à la Galerie Daniel Cordier à Paris. En 1970, le Centre National d'Art Contemporain (CNAC) lui consacre une importante rétrospective, consolidant sa réputation. Plus tard, en 1991, son travail est mis à l'honneur lors d'une exposition majeure au Centre Pompidou, tandis qu'en 2009, il représente le Monténégro à la 53e Biennale de Venise, peu avant sa disparition.
DADO s'est éteint à Pontoise en 2010, laissant derrière lui un héritage artistique inclassable, souvent associé à la figuration narrative ou au surréalisme, bien qu'il ait toujours revendiqué son indépendance vis-à-vis des mouvements. Au-delà de la peinture, il a marqué l'espace public par des œuvres in situ, notamment ses peintures murales dans l'ancienne léproserie de Gisors. Aujourd'hui, ses créations habitent les plus grandes collections mondiales, témoignant d'une vision du monde à la fois cruelle, poétique et profondément humaniste.