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[Béatrice CASADESUS].
Dévoilements...
Bar-Le-Duc, Musé Barrois, 2014. |

[Béatrice CASADESUS].
Infinis...
Montigny-le-Bretonneux, 2012. |

[Béatrice CASADESUS].
Le regard et la trace 1975-2002.
Malakoff, Maison des Arts, 2002. |

[Béatrice CASADESUS].
Work in process.
Mairie d'Issy-les-Moulineaux, 2000. |
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[Béatrice CASADESUS].
Point de mire.
Paris, Galerie c, 1978. |

[Béatrice CASADESUS].
1972-1977, Faire le point...
Musé de Poitiers, 1977. |

[COLLECTIF].
L'emploi de la peinture.
Sarlat, Soulillou / Pavie, 1975. |
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Née à Paris en 1942, Béatrice CASADESUS est issue d'une célèbre lignée d'artistes et de musiciens. Elle se forme à l'École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris dans les années 1960, s'orientant d'abord vers la sculpture avant de se consacrer pleinement à la peinture et aux installations murales. Son parcours est marqué par une recherche constante sur la vibration de la lumière et la dématérialisation de l'objet, influencée par ses voyages en Italie et sa découverte des maîtres de la Renaissance.
Son œuvre est indissociable du concept de "point" et de "trame". Influencée par le divisionnisme de Seurat mais aussi par les philosophies orientales, elle développe une technique de tapotement où la couleur est appliquée par touches répétitives et minuscules. Ce travail sur le grain de la toile ou du papier vise à créer des surfaces vibrantes qui semblent flotter. Pour elle, le sujet n'est pas la figure représentée, mais l'espace immatériel et atmosphérique qui naît de la multiplication du point.
Dans les années 1980 et 1990, son travail prend une dimension architecturale avec la réalisation de nombreuses commandes publiques. Elle intervient sur des façades et des espaces urbains, utilisant des matériaux variés comme le verre ou le métal pour jouer avec la lumière naturelle. Ces "transparences" et ces jeux d'ombre prolongent sa réflexion picturale à l'échelle de la ville, transformant des structures rigides en surfaces visuelles changeantes et fluides.
Aujourd'hui, Béatrice CASADESUS continue d'explorer les limites de la visibilité à travers des séries qui évoquent le ciel, le vide ou l'infini. Son art, à la frontière de l'abstraction lyrique et du minimalisme, refuse la narration pour privilégier l'expérience sensorielle pure. Ses œuvres sont présentes dans d'importantes collections publiques, notamment au Musée d'Art Moderne de Paris et au Centre Pompidou, témoignant de son apport essentiel à l'art optique et abstrait contemporain.