
[COLLECTIF].
Il était une fois la figuration libre.
Paris, Fondation Coprim, 2001. |

[FIGURATION LIBRE].
La Figuration Libre à Collioure.
Collioure, Le CWM, 1997. |

[FIGURATION LIBRE].
Une initiation à la Culture Mass-Média.
Paris, Editions Axe-Sud, (1984). |

[FIGURATION LIBRE].
FRANCE-USA.
Paris, ARC / MAM, 1984. |
Né à Nantes en 1958, Rémi BLANCHARD passe son enfance au sein d'une famille nombreuse avant de suivre des études de mécanique, puis de bifurquer à la fin des années 1970 vers l'École des Beaux-Arts de Quimper. C'est dans cet établissement breton qu'il fait des rencontres déterminantes, notamment celle du critique d'art Bernard Lamarche-Vadel qui décèle rapidement son potentiel. Dès l'aube des années 1980, le jeune peintre s'installe à Paris et devient l'une des figures de proue du mouvement naissant de la Figuration Libre, aux côtés d'artistes majeurs tels que Robert COMBAS, François BOISROND et Hervé DI ROSA.
L'année 1981 marque un tournant décisif dans sa carrière naissante grâce à sa participation à l'exposition collective séminale « Pour finir en beauté », organisée par Lamarche-Vadel dans son propre loft parisien. Ce véritable manifeste visuel propulse immédiatement Rémi BLANCHARD sur le devant de la scène artistique internationale. Dès 1982, il est invité à exposer à New York au sein de la célèbre galerie Holly Solomon pour l'événement « Statements New York 82 », marquant le début d'une reconnaissance transatlantique et de liens profonds avec la scène underground américaine.
Son style pictural se singularise par l'utilisation de couleurs vives et pures appliquées sur des toiles libres, donnant vie à une imagerie poétique peuplée d'animaux, de contes de fées et de légendes populaires. En 1984, la consécration institutionnelle se confirme avec l'exposition majeure « 5/5 : Figuration libre, France/USA » au Musée d'Art moderne de la Ville de Paris, où ses œuvres dialoguent avec celles de Jean-Michel BASQUIAT et Keith HARING. Lauréat de la bourse de la Villa Médicis hors les murs en 1985, il séjourne longuement à New York pour y créer de grands formats, tout en multipliant par la suite les expositions personnelles à la galerie Krief à Paris à partir de 1987.
Animé par un profond désir de nomadisme, l'artiste voyage intensément à la fin de sa vie, notamment au Japon et en Corée où ses œuvres sont présentées lors de tournées itinérantes au début des années 1990. Après la perte tragique de son atelier parisien et de l'ensemble de ses archives dans un violent incendie en 1990, il continue de créer jusqu'à sa disparition brutale et prématurée le 11 mai 1993 à Paris, à l'âge de 34 ans. Plusieurs hommages posthumes, comme celui de la galerie Claire Gastaud en 1998, ont continué de célébrer l'héritage de ce peintre qui a su réconcilier l'art contemporain avec l'imaginaire populaire.