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[Léon ZACK].
Peintures.
Paris, Galerie Patrice Trigano, 2000. |

[Léon ZACK].
Peintures.
Paris, Galerie Patrice Trigano, 2000. |

[Léon ZACK].
Léon ZACK.
Paris, Couvent des Cordeliers, 1993. |

[Léon ZACK].
Peintures.
Paris, Éditions de la Différence, 1991. |
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[Léon ZACK].
Léon ZACK.
Paris, Le Musé de Poche, 1961. |

[Léon ZACK].
Léon ZACK.
Paris, Galerie Kléber, 1957. |

[Léon ZACK].
Tele, Guazzi, Disegni.
Venezia, Galleria del Cavallino, 1949. |

[Léon ZACK].
Léon ZACK.
Paris, Nouvelle Galerie Simonson, 1933. |
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Né Lev Vassilievitch Zack en 1892 à Nijni-Novgorod en Russie, Léon ZACK est un artiste dont le parcours incarne l’exode et la quête spirituelle du XXe siècle. Après des études de lettres et de dessin à Moscou, il quitte la Russie après la révolution, séjournant à Florence puis à Berlin avant de s'installer définitivement à Paris en 1923. Membre éminent de l'École de Paris, il commence sa carrière par une période figurative marquée par le néoclassicisme et l'onirisme, illustrant de nombreux ouvrages littéraires et exposant régulièrement au Salon d'Automne et au Salon des Indépendants.
Le tournant majeur de son œuvre s'opère après la Seconde Guerre mondiale, lorsqu'il s'oriente vers l'abstraction. Dès 1947, il participe à l'exposition fondatrice « L'Imaginaire » à la Galerie du Luxembourg, aux côtés d'artistes comme Georges MATHIEU ou Jean-Paul RIOPELLE. Sa peinture évolue alors d'une abstraction géométrique rigoureuse vers un lyrisme de plus en plus éthéré, où la matière semble se dissoudre dans des camaïeux de gris et de terres, cherchant à traduire une réalité invisible et une forme de silence intérieur.
L’œuvre de Léon ZACK est indissociable de son engagement dans l'art sacré, particulièrement après sa conversion au catholicisme en 1941. Il réalise de nombreuses commandes pour des édifices religieux, dont les vitraux de l'église Notre-Dame des Pauvres à Issy-les-Moulineaux en 1955 ou ceux de l'abbaye de la Pierre-Qui-Vire. En 1959, une exposition personnelle d'envergure à la Galerie Jacques Massol à Paris confirme son statut de figure de proue de l'abstraction lyrique, capable de concilier modernité plastique et ferveur spirituelle.
Jusqu'à sa mort à Vanves en 1980, l'artiste a bénéficié d'une reconnaissance internationale, marquée par des rétrospectives significatives comme celle du Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris en 1976. Son travail se caractérise par une économie de moyens et une profondeur de champ qui invitent à la méditation. Aujourd'hui, ses œuvres sont conservées dans les plus grandes institutions mondiales, telles que le Centre Pompidou à Paris ou la Tate Gallery à Londres, témoignant de la persistance de son message poétique à travers les décennies.