Né en 1932 à Dresde, Gerhard RICHTER grandit sous le régime nazi puis sous l'occupation soviétique, une dualité qui forgera son scepticisme envers les idéologies. Après avoir étudié la peinture murale à l'académie de Dresde dans le carcan du réalisme socialiste, il fuit en Allemagne de l'Ouest en 1961, juste avant la construction du mur de Berlin. Inscrit à l'académie de Düsseldorf, il rejette l'expressionnisme abstrait alors en vogue et cofonde le "Réalisme Capitaliste" avec Sigmar POLKE, une réponse ironique à la fois au dogme de l'Est et à la société de consommation de l'Ouest.
Dès 1962, il entame ses célèbres Photobilder (peintures d'après photographies), utilisant un pinceau ou une raclette pour flouter l'image peinte, créant ainsi une distance entre le sujet et le spectateur. Cette technique, qui interroge la véracité de l'image et la mémoire, est mise en lumière lors de sa participation à la Documenta 5 de Cassel en 1972, la même année où il représente seul l'Allemagne à la Biennale de Venise. RICHTER refuse de s'enfermer dans un style unique, alternant entre un hyperréalisme clinique et une abstraction radicale, affirmant que la peinture est une "forme d'espoir".
Le tournant des années 1980 voit l'artiste développer ses grandes compositions abstraites (Abstrakte Bilder), réalisées par l'accumulation et le grattage de couches de peinture à l'aide de grandes raclettes en métal ou en plexiglas. Parallèlement, il traite de l'histoire allemande contemporaine avec le cycle "18 octobre 1977", exposé au Museum Haus Esters de Krefeld en 1989, qui traite de la mort des membres de la Fraction armée rouge. Cette capacité à naviguer entre le politique, l'intime et le pur exercice formel lui vaut une consécration internationale sans précédent, culminant avec une rétrospective majeure au MoMA de New York en 2002.
Reconnu comme l'un des plus grands peintres vivants, RICHTER a continué de marquer le paysage culturel, notamment avec la création du vitrail monumental de la Cathédrale de Cologne en 2007, une œuvre composée de 11 500 carrés de verre coloré générés par ordinateur. En 2011, une exposition itinérante intitulée "Panorama", passant par la Tate Modern et le Centre Pompidou, a célébré la diversité exceptionnelle de son œuvre. Bien qu'il ait annoncé arrêter la peinture à l'huile au profit du dessin et des travaux sur verre à la fin des années 2010, son influence sur la scène artistique mondiale demeure absolue.
Né en 1932 à Dresde, Gerhard RICHTER grandit sous le régime nazi puis sous l'occupation soviétique, une dualité qui forgera son scepticisme envers les idéologies. Après avoir étudié la peinture murale à l'académie de Dresde dans le carcan du réalisme socialiste, il fuit en Allemagne de l'Ouest en 1961, juste avant la construction du mur de Berlin. Inscrit à l'académie de Düsseldorf, il rejette l'expressionnisme abstrait alors en vogue et cofonde le "Réalisme Capitaliste" avec Sigmar POLKE, une réponse ironique à la fois au dogme de l'Est et à la société de consommation de l'Ouest.
Dès 1962, il entame ses célèbres Photobilder (peintures d'après photographies), utilisant un pinceau ou une raclette pour flouter l'image peinte, créant ainsi une distance entre le sujet et le spectateur. Cette technique, qui interroge la véracité de l'image et la mémoire, est mise en lumière lors de sa participation à la Documenta 5 de Cassel en 1972, la même année où il représente seul l'Allemagne à la Biennale de Venise. RICHTER refuse de s'enfermer dans un style unique, alternant entre un hyperréalisme clinique et une abstraction radicale, affirmant que la peinture est une "forme d'espoir".
Le tournant des années 1980 voit l'artiste développer ses grandes compositions abstraites (Abstrakte Bilder), réalisées par l'accumulation et le grattage de couches de peinture à l'aide de grandes raclettes en métal ou en plexiglas. Parallèlement, il traite de l'histoire allemande contemporaine avec le cycle "18 octobre 1977", exposé au Museum Haus Esters de Krefeld en 1989, qui traite de la mort des membres de la Fraction armée rouge. Cette capacité à naviguer entre le politique, l'intime et le pur exercice formel lui vaut une consécration internationale sans précédent, culminant avec une rétrospective majeure au MoMA de New York en 2002.
Reconnu comme l'un des plus grands peintres vivants, RICHTER a continué de marquer le paysage culturel, notamment avec la création du vitrail monumental de la Cathédrale de Cologne en 2007, une œuvre composée de 11 500 carrés de verre coloré générés par ordinateur. En 2011, une exposition itinérante intitulée "Panorama", passant par la Tate Modern et le Centre Pompidou, a célébré la diversité exceptionnelle de son œuvre. Bien qu'il ait annoncé arrêter la peinture à l'huile au profit du dessin et des travaux sur verre à la fin des années 2010, son influence sur la scène artistique mondiale demeure absolue.