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[François MORELLET].
L'esprit de l'escalier.
Paris, Musé du Louvre, 2010. |

[François MORELLET].
Ma Musé.
Nantes, Musé des Beaux-Arts, 2007. |

[François MORELLET].
MORELLET.
Paris, Jeu de Paume, 2000. |

[François MORELLET].
Dessins / Zeichnungen.
Musé de Grenoble, 1991. |
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[François MORELLET].
François MORELLET.
Paris, Editions A Bruit Secret, 1988. |

[François MORELLET].
François MORELLET.
Genève, Ecole d'Art Visuel, 1988. |

[François MORELLET].
Désintégrations architecturales.
Chambéry, Musé Savoisien, 1982. |

[COLLECTIF].
VENET
/ MORELLET / HONEGGER.
Paris, AFAA, 1975. |
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[COLLECTIF].
COLOMBO - MORELLET - GRAEVENITZ
Milan, Studio Marconi, 1973. |

[François MORELLET].
Groupe de recherche d'art visuel.
Paris, Galerie Denise René, 1967. |
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Né en 1926 à Cholet, François MORELLET est l'un des acteurs majeurs de l'abstraction géométrique et un précurseur de l'art minimal en Europe. Industriel de profession jusqu'en 1975, il mène de front une carrière artistique rigoureuse, cherchant très tôt à évacuer la subjectivité et la sensibilité de l’artiste au profit de systèmes logiques et de règles préétablies. Dès 1952, influencé par l'art concret et les motifs des azulejos découverts au Brésil, il adopte des structures basées sur des lignes droites, des carrés et des trames, posant les bases d'une œuvre où le hasard est paradoxalement contrôlé par des protocoles mathématiques.
En 1960, il cofonde le Groupe de Recherche d’Art Visuel (GRAV), qui prône une approche collective et expérimentale de l'art, souvent interactive, visant à désacraliser l'objet artistique. MORELLET est l'un des premiers à introduire le tube de néon dans l'art dès 1963, explorant les propriétés de la lumière et du clignotement pour perturber la perception du spectateur. Il participe à l'exposition séminale « Responsive Eye » au MoMA de New York en 1965, qui consacre l'art optique et cinétique sur la scène mondiale, tout en exposant régulièrement à la Galerie Denise René à Paris, épicentre de l'abstraction géométrique.
Son travail se déploie ensuite à travers des installations monumentales et des interventions architecturales qu'il nomme « désintégrations architecturales ». En 1971, une importante rétrospective itinérante lui est consacrée, débutant au Stedelijk Van Abbemuseum d'Eindhoven. Il multiplie les jeux de mots dans ses titres, témoignant d'un humour décapant qui contraste avec la rigueur de ses compositions. En 1986, le Centre Pompidou lui dédie une grande exposition, confirmant son rôle de théoricien de la ligne et de l'espace, capable de transformer des données géométriques simples en expériences visuelles complexes.
Jusqu’à la fin de sa vie, MORELLET continue de bousculer les cadres de la peinture traditionnelle, notamment avec sa série des "Défigurations" ou ses intégrations de matériaux bruts comme des branches d'arbres. En 2010, il inaugure l'installation pérenne "L'Esprit d'escalier" au Musée du Louvre, où il redessine les vitraux de l'escalier Lefuel. Une ultime grande rétrospective de son vivant, intitulée « Réinstallations », a lieu au Centre Pompidou en 2011. Il s'éteint en 2016 à Cholet, laissant une œuvre immense marquée par une radicalité joyeuse et une quête insatiable de simplicité et de dérision.