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[Peter KLASEN].
Nowhere anywhere.
Paris, Cercle d'Art, 2005. |

[Peter KLASEN].
Séquence 05. I have a dream.
Lisbonne, Galerie Prates, 2005. |

[Peter KLASEN].
Private dreams.
Paris, Laurent Strouk, 2004. |

[Peter KLASEN].
Parc centre la défense.
La Garenne Colombes, 1994. |
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[Peter KLASEN].
KLASEN.
Paris, La Difference, 1993. |

[Peter KLASEN].
Oxidizing Agent.
Paris, Navarra & Louis Carré, 1991. |

[Peter KLASEN].
Opéra en trois
actes et quinze scènes.
Paris, Editions Maraval, 1989. |

[Peter KLASEN].
Peter KLASEN.
Paris, Editions AREA, 1986. |
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[Peter KLASEN].
Traces.
Paris, Maeght, 1982. |

[Peter KLASEN].
"Espaces Clos".
Paris, Maeght, 1980. |

[Peter KLASEN].
Keep out.
Aachen, Neue Galerie, 1979. |

[COLLECTIF].
XXème Siècle - N°44.
Paris, XXème Siècle, 1975. |
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[Peter KLASEN].
Peter KLASEN.
Paris, Mathias Fels, 1972. |

[Peter KLASEN].
Peter KLASEN.
Paris, Mathias Fels, 1968. |
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Né en 1935 à Lübeck, en Allemagne, Peter KLASEN grandit dans une atmosphère marquée par les traumatismes de la guerre, ce qui influencera durablement sa vision du monde industriel. Après des études à l'École des Beaux-Arts de Berlin, il s'installe à Paris en 1959, fuyant la peinture académique pour explorer les réalités de la société de consommation. Dès 1962, il devient l'un des membres fondateurs du mouvement de la Figuration Narrative, participant à l'exposition historique "Mythologies quotidiennes" au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris en 1964.
Son style se définit par une esthétique clinique et contrastée, où il juxtapose des fragments de corps humains — souvent féminins — à des objets industriels froids tels que des cadrans, des tuyauteries ou des accessoires médicaux. En 1966, ses premières expositions personnelles à Paris et à Berlin affirment sa maîtrise de l'aérographie, une technique qui lui permet d'obtenir un rendu lisse et impersonnel, proche de la publicité ou de la photographie. Cette période met en lumière son obsession pour la dualité entre la séduction organique et l'aliénation technologique.
Au cours des années 1970 et 1980, l'œuvre de KLASEN se durcit et se concentre sur l'univers urbain et ses dispositifs de contrôle. En 1971, il réalise une série marquante sur les "Ensembles fermés", suivie par des travaux sur les blockhaus, les grilles et les verrous, symboles d'une société carcérale. Une importante rétrospective lui est consacrée au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris en 1987, confirmant sa place de témoin lucide et critique de l'environnement industriel, où l'esthétique du chantier et de la signalétique routière devient son nouveau vocabulaire plastique.
Depuis les années 1990 jusqu'à aujourd'hui, KLASEN continue d'explorer la "mémoire industrielle" à travers des photographies, des collages et des installations monumentales, notamment à la Fondation Maeght en 1998 ou lors de son exposition à la Villa Tamaris en 2005. Son travail récent intègre des éléments de récupération, comme des bâches de camions ou des néons, pour souligner la saturation visuelle du monde contemporain. Toujours actif, il a bénéficié d'une grande exposition rétrospective au LAAC de Dunkerque en 2009, illustrant plus de cinquante ans d'une carrière dédiée à l'analyse des signes de notre modernité.