Né en 1955 à Shanghai dans une famille de médecins, CHEN Zhen grandit durant la Révolution culturelle, une période qui marquera durablement sa vision du monde et de l'art. Très tôt, il s'intéresse à la relation entre l'Orient et l'Occident, étudiant d'abord au Shanghai Fine Arts Central Institute, puis à l'École de théâtre de Shanghai où il se spécialise dans la scénographie. En 1986, il décide de s'installer à Paris, rejoignant l'École nationale supérieure des beaux-arts, ce qui constitue un tournant majeur dans sa carrière en le confrontant aux courants de l'art contemporain occidental.
Son travail se distingue par l'utilisation d'objets du quotidien — lits, chaises, bougies ou journaux — qu'il assemble pour créer des installations monumentales chargées de spiritualité. Atteint d'une maladie auto-immune dès l'âge de 25 ans, il développe le concept de « purification » et explore les liens étroits entre le corps humain, la médecine traditionnelle chinoise et l'environnement urbain. Ses œuvres deviennent alors des ponts métaphoriques visant à soigner les tensions entre les cultures et à questionner la consommation de masse.
L'année 1990 marque sa première exposition personnelle d'envergure en France, lançant une décennie de reconnaissance internationale fulgurante. Il participe à des événements prestigieux comme la Biennale de Venise en 1999, où ses installations percutantes interpellent le public sur le devenir de l'humanité face à la modernité. Malgré la progression de sa maladie, il produit durant cette période une œuvre prolifique et méditative, cherchant sans cesse à transformer la souffrance physique en une énergie créatrice universelle.
CHEN Zhen s'éteint prématurément à Paris en décembre 2000, laissant derrière lui un héritage artistique d'une profondeur rare. Son approche, qu'il nommait la « trans-expérience », continue d'influencer de nombreux artistes contemporains par sa capacité à fusionner philosophie bouddhiste et critique sociale. Ses installations sont aujourd'hui conservées dans les plus grands musées du monde, témoignant de son rôle essentiel dans le dialogue esthétique entre la Chine et l'Europe à la fin du XXe siècle.
Né en 1955 à Shanghai dans une famille de médecins, CHEN Zhen grandit durant la Révolution culturelle, une période qui marquera durablement sa vision du monde et de l'art. Très tôt, il s'intéresse à la relation entre l'Orient et l'Occident, étudiant d'abord au Shanghai Fine Arts Central Institute, puis à l'École de théâtre de Shanghai où il se spécialise dans la scénographie. En 1986, il décide de s'installer à Paris, rejoignant l'École nationale supérieure des beaux-arts, ce qui constitue un tournant majeur dans sa carrière en le confrontant aux courants de l'art contemporain occidental.
Son travail se distingue par l'utilisation d'objets du quotidien — lits, chaises, bougies ou journaux — qu'il assemble pour créer des installations monumentales chargées de spiritualité. Atteint d'une maladie auto-immune dès l'âge de 25 ans, il développe le concept de « purification » et explore les liens étroits entre le corps humain, la médecine traditionnelle chinoise et l'environnement urbain. Ses œuvres deviennent alors des ponts métaphoriques visant à soigner les tensions entre les cultures et à questionner la consommation de masse.
L'année 1990 marque sa première exposition personnelle d'envergure en France, lançant une décennie de reconnaissance internationale fulgurante. Il participe à des événements prestigieux comme la Biennale de Venise en 1999, où ses installations percutantes interpellent le public sur le devenir de l'humanité face à la modernité. Malgré la progression de sa maladie, il produit durant cette période une œuvre prolifique et méditative, cherchant sans cesse à transformer la souffrance physique en une énergie créatrice universelle.
CHEN Zhen s'éteint prématurément à Paris en décembre 2000, laissant derrière lui un héritage artistique d'une profondeur rare. Son approche, qu'il nommait la « trans-expérience », continue d'influencer de nombreux artistes contemporains par sa capacité à fusionner philosophie bouddhiste et critique sociale. Ses installations sont aujourd'hui conservées dans les plus grands musées du monde, témoignant de son rôle essentiel dans le dialogue esthétique entre la Chine et l'Europe à la fin du XXe siècle.