artiste : Jean-Pierre RAYNAUD (France, Courbevoie 1939) - Site officiel |
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[Jean-Pierre RAYNAUD]
On n'a pas intérêt...
PParis, Galerie Strouk, 2013. |

[Jean-Pierre RAYNAUD]
Sans prix de réserve
Paris, Christie's, 2006. |

[Jean-Pierre RAYNAUD]
Un jardinier dans la ville
Paris, Fondation Cartier, 1998. |

[COLLECTIF]
« Les pensées bleues »
Bordeaux, Capc, 1993. |
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[Jean-Pierre RAYNAUD]
La Garenne-Colombes
Paris, Galerie Navarra, 1990. |

[Jean-Pierre RAYNAUD]
La maison 1969-1987 et 1993
Paris, Editions du Regard, 1988-93. |

[COLLECTIF]
Artstudio N°5
Paris, Artstudio, 1987. |

[Jean-Pierre RAYNAUD]
Jean-Pierre RAYNAUD
Paris, Editions Hazan, 1986. |
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[Jean-Pierre RAYNAUD]
Archetypes
Paris, Fondation Cartier, 1985. |

[Jean-Pierre RAYNAUD]
RAYNAUD
Tokyo, Hara Museum, 1981. |

[Jean Pierre RAYNAUD]
Jean Pierre RAYNAUD
Paris, Galerie Jean Fournier, 1981. |

[Jean-Pierre RAYNAUD]
RAYNAUD 1974-1978
Paris, Centre Georges Pompidou, 1979. |
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[COLLECTIF]
Cimaise N°112
Paris, Cimaise, 1973. |

[COLLECTIF]
CHORUS 7 | Terrain vague
Paris, Revue Chorus, mars 1971. |

[Jean-Pierre RAYNAUD]
RAYNAUD
Paris, Galerie Iolas, 1970. |

[COLLECTIF]
CHORUS 2 | Réalité...
Paris, Revue Chorus, avril 1969. |
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[RAYNAUD | POMMEREULLE]
J.P. RAYNAUD / POMMEREULLE
Paris, Galerie Mathias Fels, 1966. |

[Jean-Pierre RAYNAUD]
Jean-Pierre RAYNAUD
Paris, Galerie Jean Larcade, 1965. |
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Né en 1939 à Courbevoie, Jean-Pierre RAYNAUD s’inscrit dans l’histoire de l’art par une démarche radicale et obsessionnelle. Après des études d'horticulture, il délaisse les jardins pour la création plastique au début des années 1960. Son œuvre s'articule dès l'origine autour d'objets du quotidien détournés de leur fonction utilitaire pour devenir des signes cliniques et froids. En 1964, il participe à l’exposition collective "Mythologies quotidiennes" au Musée d’art moderne de la ville de Paris, s'affirmant d'emblée comme un artiste singulier, utilisant des matériaux industriels tels que les panneaux de signalisation ou ses célèbres pots de fleurs remplis de ciment.
L'élément le plus emblématique de son vocabulaire plastique reste le carreau de céramique blanche de 15 x 15 cm, jointoyé de noir, qu'il adopte à la fin des années 1960. Ce module devient l'unité de mesure d'un espace mental qu'il érige en véritable manifeste avec "La Maison" de La Celle-Saint-Cloud, commencée en 1969. Ce chantier monumental, où il vit et travaille, est une quête de l'absolu et du vide. En 1993, il prend la décision radicale de détruire cette demeure, transformant les débris en milliers de fragments exposés au CAPC de Bordeaux, une œuvre-destruction qui marque durablement les esprits.
Sa reconnaissance institutionnelle est jalonnée de projets d'envergure nationale et internationale. En 1975, il réalise les vitraux de l'abbaye de Noirlac, puis reçoit le Grand Prix National de la Sculpture en 1986. Il est choisi pour représenter la France à la Biennale de Venise en 1993, où il obtient le prestigieux Prix d'honneur. RAYNAUD s’approprie également l'espace public avec des installations monumentales, à l’instar du Pot doré qui fut exposé sur le toit du Centre Pompidou en 1996 avant d’être installé durablement dans le jardin des Tuileries, symbolisant son passage de l'objet intime à l'icône urbaine.
Au fil des décennies, Jean-Pierre RAYNAUD a maintenu une rigueur esthétique quasi chirurgicale, explorant les thèmes de la clôture, de l'hygiène et de la mort. Ses Rétrospectives, comme celle du Musée d'Art Moderne de Paris en 1998 ou sa présence remarquée au Grand Palais, témoignent de la cohérence d'un parcours qui refuse le compromis décoratif. En 2021, son installation de drapeaux au Centre Pompidou a rappelé sa capacité intacte à utiliser des symboles universels pour questionner notre perception du réel et du sacré dans un monde de plus en plus standardisé.